Jocelyn Blondin prévoit que le CCU pourra se pencher sur le projet Place des peuples en février prochain.

La porte s’ouvre pour les tours Brigil

Gilles Desjardins a peut-être perdu ses élections à la mairie, mais il a visiblement gagné un meilleur allié à la table du comité consultatif d’urbanisme (CCU) avec la nomination, mardi, du conseiller Jocelyn Blondin au poste de président.

Ce dernier affirme avoir adoré travailler avec son prédécesseur, Richard Bégin. Il reconnaît que l’ancien président du CCU « avait une bonne orientation » et souhaite poursuivre le travail amorcé sous sa présidence en « continuant dans le même sens ». 

M. Bégin était cependant farouchement opposé à la construction des tours Brigil dans le quartier du Musée, un secteur qui selon lui devait au contraire être protégé par une citation patrimoniale. Jocelyn Blondin est beaucoup moins catégorique dans ce dossier. 

« Je veux qu’on soit encore plus à l’écoute des grands promoteurs, des grands projets », prévient le nouveau président du CCU. Il faut faire en sorte de faciliter le travail des entrepreneurs et des propriétaires qui veulent rénover, agrandir et construire. »

Analyse en février

M. Blondin prévoit que le CCU pourra finalement se pencher sur le projet Place des peuples en février prochain. « On va le regarder, l’étudier à fond, voir les pour et les contre, on va l’étudier comme tous les autres projets », note-t-il.

Le nouveau président du CCU de Gatineau, Jocelyn Blondin

Le patrimoine a son importance, selon M. Blondin, « mais il ne faut pas exagérer », ajoute-t-il. « Il faut le respecter, mais il faut aussi identifier ce qui est patrimonial et ce qui ne l’est pas », insiste le président du CCU. 

M. Blondin a ouvert la porte à ce que le projet de protection patrimoniale du quartier du Musée soit abandonné au profit de la protection de quelques maisons dans le secteur. 

Il n’a d’ailleurs pas l’intention de se pencher sur la protection du quartier du Musée en parallèle de l’étude du projet Place des peuples. 

« On va regarder les deux en même temps, dit-il. Un ne va pas sans l’autre. On va regarder le projet Brigil et l’impact qu’il a sur le quartier et voir ce qui serait démoli. »