Le tintamarre, l'une des plus singulières traditions au Canada, avait lieu devant le Parlement, hier soir.
Le tintamarre, l'une des plus singulières traditions au Canada, avait lieu devant le Parlement, hier soir.

La pluie n'arrête pas les Acadiens

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Les casseroles, les trompettes et autres objets bruyants se sont faits entendre dans plusieurs villes de l'est du Canada, incluant Ottawa, dans le cadre de la fête nationale de l'Acadie.
Le tintamarre, l'une des plus singulières traditions au Canada, avait lieu à Ottawa, vendredi soir. Le rassemblement avait lieu devant le Parlement. Si la flamme du centenaire ne risque pas de s'éteindre sous la pluie, la flamme de la fierté acadienne non plus.
Malgré la mauvaise température, plusieurs dizaines d'Acadiens ont participé à la marche et ont brandi d'un drapeau bleu, blanc et rouge avec la distinctive étoile jaune. Les participants n'étaient guère surpris d'être aussi nombreux malgré les aléas de dame Nature, comme le souligne Bertrand Mallet, un Acadien vivant dans la région de la capitale nationale depuis neuf ans.
«On aime fêter! Rencontrer du monde! Je ne peux pas l'expliquer, (pourquoi nous sommes au rendez-vous malgré la pluie). C'est le 15 août, c'est notre fête, je pense que tous les peuples, c'est la même chose. [...] Que ça soit à Caraquet, à Québec, le fun est le même! Il y a juste un peu moins de monde.»
Lisa Pitre, une autre participante du tintamarre, se dit heureuse de pouvoir se retrouver entourée de gens de son coin de pays pour la fête nationale de l'Acadie, même à des centaines de kilomètres du Nouveau-Brunswick.
«L'Acadie fait partie de la culture canadienne et c'est important qu'on se fasse connaître. On a été déporté, on est encore ici et on veut rester ici. On est fiers!»
Une autre fonction remplie par le tintamarre est de permettre aux Acadiens de démontrer leur présence et leur unité. «Ça nous fait connaître aux autres. Les gens regardent, nous posent des questions, nous demandent ce qu'on fait, c'est quoi notre drapeau», souligne M. Mallet qui en était à son premier tintamarre à Ottawa.
Le président de l'Association acadienne de la région de la capitale nationale (AARCN), Jean-Luc Thomas, s'est dit satisfait de la participation aux célébrations ottaviennes de la fête nationale de l'Acadie. Une soirée qui s'est conclue au café Nostalgica, sur le campus de l'Université d'Ottawa, pour un spectacle de l'artiste de Moncton Norm «The Jammer».
Selon M. Thomas, c'est encore une fois une situation qui n'a rien d'extraordinaire. Toutes les activités de l'AARCN réussissent à attirer plusieurs dizaines de personnes. «Notre souper de homards, on a généralement de 200 à 250 personnes. Tandis que notre sortie à la cabane à sucre attire toujours une centaine de participants.»