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La présidente-directrice générale de Tourisme Outaouais, France Bélisle, a annoncé, mercredi, qu’elle quittait l’organisation après l’avoir dirigée pendant près de six ans.
La présidente-directrice générale de Tourisme Outaouais, France Bélisle, a annoncé, mercredi, qu’elle quittait l’organisation après l’avoir dirigée pendant près de six ans.

La pdg de Tourisme Outaouais quitte son poste

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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La présidente-directrice générale de Tourisme Outaouais (TO), France Bélisle, a annoncé, mercredi, qu’elle quittait l’organisation après l’avoir dirigée pendant près de six ans.

Mme Bélisle avait initialement prévu son départ de l’organisation en mars 2020, quelques jours avant la pandémie, mais elle avait accepté de remettre ses plans à plus tard en raison du contexte difficile. Elle quittera son poste officiellement le 2 avril prochain. Elle consacrera les prochaines semaines à préparer la transition à la tête de TO. 

«J’ai toujours pensé que ça prend un roulement à la tête des organisations, a-t-elle expliqué au Droit. Je pense qu’après un certain temps, ça prend un regard neuf, quelqu’un qui voit des choses que la personne en place ne voit peut-être plus. Je crois que c’est sain de permettre à une organisation de se renouveler. C’est une décision très personnelle. Ce n’est pas parce que je ne crois plus au tourisme loin de là. J’ai simplement le goût de faire autre chose, mais tout en continuant de contribuer à ma région autrement.»

Mme Bélisle se dit fière de ce qu’elle a accompli depuis son arrivée à la tête de TO en 2015. «Mon désir était de concrétiser une annonce pour le financement de la porte d’entrée [touristique de l’ouest du Québec] et j’ai lutté pour ça pendant des années et nous avons eu cette annonce en juillet dernier, rappelle-t-elle. Il y en aura d’ailleurs une autre liée à la porte d’entrée dans les prochaines semaines pour laquelle j’ai travaillé très fort en coulisses. De quitter à ce moment précis me rend fière du travail que j’ai fait.»

Le fait marquant de son passage à la tête de Tourisme Outaouais a sans aucun doute été les festivités du 150e de la Confédération canadienne en 2017. «D’avoir accueilli autant de gens, d’avoir été capable de se déployer comme jamais auparavant avec un événement de classe mondiale comme les Mosaïcultures, c’était du jamais vu, dit-elle. Des gens sont critiques par rapport au legs de 2017, mais pas moi. Je suis enchantée des retombées de cet événement qui a appris aux différents partenaires à vraiment travailler ensemble. Cette expérience nous a d’ailleurs permis de nous tourner de bord rapidement quand est survenue la pandémie le printemps dernier.»


« Je n’ai jamais vu autant de projets d’investissements touristiques dans la région. Ça démontre que beaucoup de gens y croient et qu’ils sont prêts à faire des investissements. »
France Bélisle

La suite

Mme Bélisle affirme n’avoir pour l’instant aucun plan précis pour la suite de sa carrière. «Je n’ai rien, dit-elle dans un éclat de rire. Je ne voulais pas être approchée par un autre employeur pendant que j’étais encore à la tête de TO. J’annonce mon départ aujourd’hui et je suis maintenant à l’aise d’offrir mes services ailleurs.»

Questionnée à savoir si un saut en politique représentait un intérêt pour elle, Mme Bélisle affirme qu’«un jour je ferai de la politique, mais ça ne sera pas maintenant». Elle précise avoir toujours eu un intérêt pour la politique active, mais elle n’entend pas s’y consacrer à court terme. «Je carbure beaucoup à voir les résultats de mes actions et en politique il faut être très patient pour voir le résultat de ce qu’on fait et je ne pense pas avoir encore assez de patience pour faire le saut en politique maintenant.»

La reprise de l’industrie touristique sera «progressive, graduelle et lente», dit-elle. Elle convient que les prochaines années seront difficiles pour tous les acteurs dans le milieu, mais elle se dit rassurée par ce qu’elle observe sur le terrain malgré le contexte pandémique actuel. «Je n’ai jamais vu autant de projets d’investissements touristiques dans la région, dit-elle. Ça démontre que beaucoup de gens y croient et qu’ils sont prêts à faire des investissements. Le rapprochement que nous avons fait avec nos collègues d’Ottawa a aussi été payant et le sera pour longtemps. De pouvoir se positionner sur les marchés internationaux avec Ottawa ça nous aide grandement. C’est une carte que l’industrie touristique de l’Outaouais a longtemps refusé de jouer, mais nous le faisons maintenant et ce sera très payant.»