Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les propriétaires de la pâtisserie de la rue Watters, Eam Yieng et Siu Senh
Les propriétaires de la pâtisserie de la rue Watters, Eam Yieng et Siu Senh

La pâtisserie Délice Royal d’Orléans ferme une de ses succursales

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Article réservé aux abonnés
La pâtisserie Délice Royal d’Orléans mettra la clé sous la porte de sa succursale de la rue Watters, en affaires depuis plus de 15 ans, le 14 février prochain. Sa succursale originale, située sur la route Forest Valley, ouverte depuis 1995, continuera quant à elle d’assouvir la dent sucrée des résidents du secteur.

«Je ne veux pas vraiment blâmer la COVID-19, parce que je connais d’autres entreprises qui ont vraiment fermé juste à cause de la COVID. Je pense que le [moment] avec le bail, les propriétaires qui sont nouvellement grands-parents, le changement de vie et la COVID, ont réoriente nos priorités», explique la fille d’un des propriétaires, Olivia Gov. 

Au fil des années, la pâtisserie est devenue une véritable institution de la région, avec ses gâteaux, ses viennoiseries, ses quiches et ses desserts. «Quand je suis là, je vois tout le temps des gens qui demandent si on peut ouvrir une succursale à Kanata ou [ailleurs] à Ottawa. Quand je vois quelqu’un avec une grosse commande [certains me disent] qu’ils viennent de Montréal, d’autres de Toronto ! [...] Tout ce qu’on avait en 1995, on l’a encore aujourd’hui. Les recettes n'ont pas changé, il y a beaucoup de classiques. Les gens en commandent encore. Puis on [s’est ajustés] aux tendances avec les cupcakes, les macarons. En 25 ans, les gens reconnaissent nos gâteries.» 

Mais selon Mme Gov, s’occuper de deux succursales devenait difficile pour les propriétaires. «Beaucoup de gens nous ont vu grandir, ils sont contents que les [propriétaires] vont prendre ça plus relax. Ils sont contents aussi que ce soit juste une succursale qui ferme. Si les deux succursales avaient fermé, ça aurait été une autre histoire. [...] Il reste quand même deux semaines [avant la fermeture]. Les gens sont venus nous dire au revoir, mais ils nous ont assuré qu’ils vont continuer à venir [encourager] notre autre succursale», a-t-elle affirmé. «Beaucoup de clients sont devenus des amis. On a reçu de beaux mots.»

La succursale originale, en affaires depuis 25 ans, demeurera ouverte, mais sera cependant vendue aux enfants. Certains détails restent néanmoins à être fixés. «On est quand même beaucoup d'enfants impliqués. On ne sait pas encore qui va prendre la relève», conclut Mme Gov.