La Maison Padro Pio compte une dizaine de chambres pour les aînés et les gens en convalescence, ainsi que pour les personnes démunies.
La Maison Padro Pio compte une dizaine de chambres pour les aînés et les gens en convalescence, ainsi que pour les personnes démunies.

La maison de repos Padre Pio ouvre ses portes

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
Le rêve de l'abbé Guy Pomerleau s'est réalisé. La Maison Padre Pio, totalement financée par des dons et du travail bénévole, est maintenant ouverte à Messines.
Cinq ans après la mort de l'ancien curé de cette municipalité de la Haute-Gatineau, les responsables de la Fondation de l'abbé Guy Pomerleau ont annoncé que la construction de la maison de repos Padre Dio est complétée. Cette maison compte une dizaine de chambres pour les aînés et les gens en convalescence, ainsi que pour les personnes démunies. Le personnel résidant et deux religieuses y assurent une présence continuelle.
Le projet de l'abbé Pomerleau a débuté il y a plusieurs années, alors qu'il était curé de Messines. «Il voulait construire une maison de repos sur un terrain qu'il possédait, mais n'avait pas un sou pour réaliser son rêve», a expliqué le président de la fondation, Ward O'Connor.
«Il a donc commencé lentement en coupant des arbres en prévision de la construction de cette maison et, rapidement, des paroissiens sont venus lui demander pourquoi il faisait ça. C'est ainsi qu'un citoyen lui a offert de creuser la fondation, mais le père Pomerleau lui a répondu qu'il n'avait pas les 10000$ nécessaires pour le payer. L'homme lui a dit qu'il pouvait payer quand il le pourrait. D'autres ont fait la même chose. Plus tard, lorsqu'on était capable de les payer, plusieurs refusaient.»
C'est ainsi qu'a débuté la construction de la résidence. À mesure que les dons en argent, en matériaux ou sous forme d'heures de travail s'accumulaient, la construction avançait. L'abbé Pomerleau a formé une fondation pour réaliser son projet, mais il n'a pas demandé de subvention gouvernementale pour le concrétiser. «Nous comptions sur la Providence et celle-ci nous a entendus, car nous recevions souvent des dons. Parfois, on ne pouvait pas accepter tout de suite ce que l'on nous offrait, car on n'était pas prêt. Nous avons reçu des meubles, des matériaux de construction, des lits provenant de l'Hôpital Élisabeth-Bruyère d'Ottawa. Tout nous était donné. À la mort de l'abbé Pomerleau, en 2008, nous avons décidé de poursuivre le travail et tout cela s'est fait bénévolement», raconte M. O'Connor.
Maintenant que la Maison Padre Pio est ouverte, les responsables de la fondation veulent rendre hommage au père Pomerleau en organisant un pèlerinage en Beauce, la région natale du prêtre où il est aujourd'hui enterré. Près de 50 personnes participeront à ce pèlerinage, qui aura lieu du 17 au 19 mai, et qui comprendra des visites à l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal et au sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine.