La mairesse de Chelsea, Caryl Green

La mairesse de Chelsea défend son budget

À peine une semaine après l'adoption du budget 2014, la mairesse de Chelsea, Caryl Green, s'est portée à la défense de la décision de hausser les taxes de 3,2%, allant jusqu'à dire que la majorité des contribuables se rallient derrière les membres du conseil municipal.
À son avis, de multiples facteurs, dont le faible nombre de nouvelles constructions résidentielles durant la dernière année, ont empêché les élus de plancher sur une augmentation moindre de l'impôt foncier.
Chose certaine, selon la mairesse, il aurait été impossible pour Chelsea d'imiter une municipalité voisine, Cantley, qui a réussi à maintenir inchangé son taux de taxation.
«Là-bas, il y a une centaine de nouvelles constructions par année, mais dans notre cas, on parle plutôt d'une vingtaine», a noté Mme Green, tout juste avant la première séance du conseil municipal, hier soir. La hausse de 4% de la quote-part à verser à la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l'Outaouais a aussi eu des conséquences.
En entrevue avec LeDroit, elle a également répliqué à un citoyen qui l'accuse dans une lettre d'opinion (publiée en page14 aujourd'hui) de vouloir transformer la municipalité de 7000 âmes en «station balnéaire pour les riches».
«La mairesse Caryl Green puisera dans son large sac de bons arguments pour justifier la hausse de taxes de 3,21%. L'argent servira essentiellement à éponger les coûts faramineux du Centre Meredith et pour le futur réseau d'égouts au centre du village. La mairesse pénalise ainsi la population pour satisfaire ses ambitions et celles de la poignée de gens d'affaires qui cherchent à faire de Chelsea une station balnéaire pour les riches», écrit le citoyen.
Pas «Rockcliffe North»
À cela, celle qui a été réélue pour un second mandat le 3 novembre dernier réplique que c'est tout à fait faux.
«On souhaite que la municipalité devienne une communauté pour les jeunes autant que les personnes âgées, qu'il y ait des gens de toutes les classes sociales. C'est ce qui guide notre pensée pour créer un village où il y aura de plus petits logements aussi. Ce n'est pas tout le monde qui peut se permettre d'acheter une maison à 450000$. On ne veut absolument pas devenir Rockcliffe North, comme certaines personnes disent», affirme-t-elle.
Par ailleurs, le nouveau conseil municipal a adopté à l'unanimité hier une résolution visant à appuyer la Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais dans ses démarches pour exiger du ministère des Transports du Québec qu'il réalise dès le printemps prochain les études géotechniques sur le corridor ferroviaire Gatineau-Chelsea-La Pêche en vue de la relance du train à vapeur d'ici 2015 ou 2016.
Dleblanc@ledroit.com