Le Canada est en retard sur plusieurs autres pays en matière d’accessibilité, selon les groupes de défense des personnes handicapées.

La loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées, attendue au printemps

Le ministre responsable de la toute première loi fédérale sur l’accessibilité indique que celle-ci sera dévoilée d’ici le printemps prochain et profitera non seulement aux personnes vivant avec un handicap, mais aussi à leurs aidants.

Kent Hehr explique que l’échéancier a été modifié depuis qu’il a repris le portefeuille des Sports et des Personnes handicapées à la ministre Carla Qualtrough lors du récent remaniement ministériel.

La loi, grandement attendue par la communauté handicapée canadienne, devait initialement être dévoilée à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine.

Le ministre Hehr dit être au fait des consultations précédentes et avoir l’intention de mettre l’accent sur les enjeux qui ont alors été identifiés comme prioritaires, comme le haut taux de chômage des personnes handicapées ainsi que l’accessibilité des services et des établissements fédéraux.

Il souligne que sa propre expérience en tant que quadriplégique le rend aussi soucieux du sort des aidants.

Le ministre Hehr, qui se déplace en fauteuil roulant depuis qu’il a été blessé par une balle perdue, il y a 27 ans, n’a pas voulu préciser la nature des dispositions destinées à soutenir les aidants.

Il a toutefois exposé que la loi s’inscrira dans une approche globale visant à anéantir les obstacles qui empêchent les personnes handicapées de participer pleinement à la société.

Les groupes de défense des personnes handicapées à travers le pays ne cachent pas leurs hautes attentes envers cette loi, qui accuse, selon eux, un grave retard pour aligner le Canada aux autres pays comme les États-Unis.

Joanne Bertrand, de la Coalition des aidants de l’Ontario, avance qu’il existe une myriade de moyens par lesquels la loi pourrait faciliter la tâche de ceux qui soutiennent les personnes handicapées.

Elle suggère de baisser les coûts de transport pour les aidants qui accompagnent une personne handicapée et de mettre en place des mesures pour les banques, qui relèveraient de la loi, tout comme les télécommunications et les transports interprovinciaux.

Les aidants agissent souvent en tant que mandataires pour leurs proches handicapés, mais les systèmes en place ne sont pas adaptés à de tels décideurs substituts, déplore Mme Bertrand.

« Je pense que c’est très important qu’il y ait une sensibilisation des employés dans diverses entreprises et organisations au fait que les mandataires ne font pas que représenter les gens pour qui ils sont mandataires, mais expriment aussi leurs souhaits », a-t-elle exposé.