La GRC ne soumet pas au détecteur de mensonges les employés qui subissent un filtrage de sécurité au plus haut niveau, même si les règles fédérales l’exigent, a appris La Presse canadienne.

La GRC boude le polygraphe pour ses autorisations de sécurité de haut niveau

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) ne soumet pas au détecteur de mensonges les employés qui subissent un filtrage de sécurité au plus haut niveau, même si les règles fédérales l’exigent, a appris La Presse canadienne.

Le directeur général du Centre national de coordination du renseignement de la GRC, Cameron Jay Ortis, est accusé d’avoir tenté de divulguer des informations secrètes à « une entité étrangère ou à un groupe terroriste ».

En conférence de presse le mois dernier, la commissaire de la GRC, Brenda Lucki, a affirmé que M. Ortis disposait d’une autorisation de sécurité « très secret », renouvelable tous les cinq ans.

Mais elle a aussi admis qu’il n’avait pas subi le test du polygraphe, comme l’exigerait la norme fédérale.

La GRC n’utilise effectivement pas le polygraphe pour les autorisations de sécurité, même si une norme fédérale de 2014 exige un test au détecteur de mensonges pour la cote de sécurité la plus élevée, « très secret avec filtrage approfondi ».

Cette cote est attribuée aux employés qui ont accès à des informations opérationnelles très sensibles liées à la police ou au renseignement.