Une bonne partie de la forêt Boucher, qui s’étend sur 700 acres, appartient à la Ville de Gatineau.

La forêt Boucher : à découvrir et à protéger

Pas moins d’une trentaine d’activités seront organisées dans le cadre de la deuxième édition du Mois de la forêt Boucher, une occasion pour la population de découvrir gratuitement ce riche écosystème situé en pleine ville qui pourrait éventuellement devenir un parc de conservation.

Toute une brochette d’élus et de candidats se trouvait mardi matin à l’orée de la forêt, dans le secteur Aylmer, pour le dévoilement de la programmation du Mois de la forêt Boucher. Tout au long du mois de septembre, du yoga en forêt, des contes illuminés, des randonnées et divers ateliers seront proposés. La directrice générale de la Fondation de la forêt Boucher, Marianne Strauss, s’attend à voir défiler quelque 2500 personnes.

La Fête de la forêt Boucher aura lieu le 15 septembre. Ce sera l’occasion pour jeunes et moins jeunes de se divertir, de manger et de peaufiner leurs connaissances au sujet de cette zone boisée, sa faune et sa flore. Une corvée de nettoyage sera organisée le 16 septembre, tandis que le mois se conclura avec une conférence publique de l’environnementaliste Laure Waridel à l’Université du Québec en Outaouais.

Une bonne partie de la forêt Boucher, qui s’étend sur 700 acres, appartient à la Ville de Gatineau. Certaines zones sont des propriétés privées, d’autres relèvent du gouvernement du Québec.

Le ministère des Transports y détient en effet le corridor Deschênes, où l’on prévoyait autrefois un prolongement de l’autoroute 5.

Le ministre des Transports et député de Pontiac, André Fortin, confirme que Québec n’a « aucun plan à court terme ou à moyen terme pour un quelconque projet routier » traversant la forêt.

Il ne se prononce toutefois pas à savoir si le ministère des Transports est prêt à se départir de ses emprises. Il attend plutôt le plan directeur de la Fondation, afin de connaître les besoins exacts.

« Une fois qu’ils auront identifié ça, on pourra s’asseoir avec eux pour trouver la meilleure façon de procéder à plus long terme », dit-il.

En parallèle, Gatineau veut faire de la forêt Boucher un parc de conservation en bonne et due forme. La Ville « veut d’une part mettre en valeur cette forêt-là », tout en la rendant plus « accessible », a souligné la conseillère du Plateau et présidente de la commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette.

Sa collègue du district d’Aylmer et coprésidente d’honneur du Mois de la forêt Boucher cette année, Audrey Bureau, a de son côté rappelé que « ça prend une ville prête à dire qu’elle acquiert des terrains » pour que cet espace vert obtienne un statut de parc lui assurant une meilleure protection.