Plus de 1000 jeunes francophones de partout au Canada ont célébré lors de la cérémonie de clôture des Jeux, hier, à Gatineau.

La fierté francophone brille

Le rideau est tombé, hier après-midi, sur les sixièmes Jeux de la francophonie canadienne.
Les quelque 1000 participants, - comme autant d'ambassadeurs de la francophonie - sont repartis dans leur coin de pays, avec la mission de faire fleurir le fait français au Canada.
Avant de quitter, ils ont eu une dernière occasion de se dire au revoir, en marge d'une cérémonie de clôture.
Les traits tirés, puisant tout au fond d'eux-mêmes l'énergie nécessaire pour faire vibrer la place de la Cité, les participants devenus spectateurs ont battu la mesure tant qu'ils ont pu, devant une constellation d'artistes venue les divertir avant un très long voyage, pour certains.
Le comédien Patrice Bélanger était de retour à l'animation, accompagné cette fois par l'animateur de radio gatinois Frédéric Labelle.
Le Billy Love Band, Wilfred LeBouthillier, le rappeur fransaskois Shawn Jobin et le slameur gatinois D-Track ont offert leurs rythmes, leurs mots, et leur vision de la francophonie canadienne.
«Je suis un fier représentant de l'Acadie. Je suis surtout fier de pouvoir vivre de ma musique en français», a noté Wilfred LeBouthillier, invitant les jeunes rassemblés à «ne jamais avoir peur de parler en français».
Ce dernier a rappelé avoir été victime de racisme lors d'un récent concert, où un spectateur l'a apostrophé, l'enjoignant de cesser de chanter en français.
Une participante venue de la Nouvelle-Écosse, Stéphanie Delisle, connaît bien toute la volonté nécessaire pour vivre en français dans sa province de résidence.
«C'est vraiment difficile. J'ai gradué en 12e année, avec quatre autres personnes dans ma classe. Des fois je me sentais seule», affirme la jeune femme de 18 ans.
«C'est très différent des polyvalentes ici, où il y a des milliers de personnes. C'est un gros choc de voir autant de francophones. Ça m'encourage. Ça me fait prendre conscience que je ne suis pas la seule au Canada.»
Remise de prix
En plus du volet artistique, la cérémonie a été l'occasion de décerner plusieurs récompenses.
La délégation manitobaine a le mieux incarné l'esprit des Jeux, raflant le Prix de la francophonie.
Le Prix écoresponsable, célébrant le meilleur effort écologique, a été remis à la Colombie-Britannique.
Le Prix de l'amélioration a quant à lui été décerné au Yukon.
Tandis que la délégation du Québec, terminant la compétition avec le meilleur score, est sortie grande gagnante et s'est vue remettre le Prix du flambeau.
Sous la pluie et les nuages, le guitariste gatinois, Ricky Laurent a fait fi du temps maussade pour offrir une version inspirée de l'hymne national canadien et du classique Ayoye d'Offenbach.
Devant autant d'ardeur, les délégués, visiblement épuisés de leur expérience en terre gatinoise, ont retrouvé un second souffle avant de se répandre aux quatre vents aux quatre coins du pays.
La cérémonie de clôture s'est conclue avec le passage du flambeau au comité organisateur des Jeux de Moncton-Dieppe, qui auront lieu en 2017.
gstpierre@ledroit.com