Patrick Gaston a été touché de voir qu’Amélie Lemieux, la mère de Norah et Romy, était soutenue par de nombreux proches, lundi, lorsqu’elle est allée se recueillir sous une pergola du parc des Chutes-de-la-Chaudières devenu un mémorial pour les deux fillettes.
Patrick Gaston a été touché de voir qu’Amélie Lemieux, la mère de Norah et Romy, était soutenue par de nombreux proches, lundi, lorsqu’elle est allée se recueillir sous une pergola du parc des Chutes-de-la-Chaudières devenu un mémorial pour les deux fillettes.

«La douleur remonte à la surface», confie le frère d’Isabelle Gaston

Patrick Gaston n’a pas été capable de regarder en entier l’hommage que la mère de Norah et Romy Carpentier a rendu à ses filles, lundi, à la télé. Le souvenir faisait trop mal.

M. Gaston est le frère d’Isabelle Gaston et l’oncle d’Olivier et Anne-Sophie Turcotte, tués par leur père, Guy Turcotte, en février 2009. Proche des enfants de 5 et 7 ans, Patrick Gaston avait été très éprouvé par leur meurtre.

Onze ans plus tard, la mort des soeurs Carpentier le replonge dans un traumatisme. «La douleur revient à la surface. Quand j’ai vu la mère, c’est comme ma soeur, c’est la même chose, ce n’est pas possible», comme souffrance, dit-il.

Patrick Gaston a été touché de voir qu’Amélie Lemieux, la mère de Norah et Romy, était soutenue par de nombreux proches, lundi, lorsqu’elle est allée se recueillir sous une pergola du parc des Chutes-de-la-Chaudières devenu un mémorial pour les deux fillettes. 

M. Gaston se souvient à quel point le soutien de l’entourage avait été crucial après le meurtre d’Olivier et Anne-Sophie. «Ç’a été la journée la plus dure de mon existence», se souvient-il.

Lettre

Mardi, M. Gaston a écrit une lettre à Amélie Lemieux et à sa famille pour leur offrir ses condoléances. «Je sais que cette tempête de votre siècle ne fait que commencer, leur écrit-il. Ne doutez pas qu’elle ne sera pas facile… mais collez-vous les uns sur les autres et rattachez-vous à vos deux petits anges nommés Romy et Norah, elles sauront vous protéger».

Onze ans après le drame, la blessure liée à la mort d’Olivier et Anne-Sophie Turcotte est aujourd’hui «moins vive, mais toujours présente», dit Patrick Gaston. «Il faut qu’on oublie la personne qu’on était avant, et qu’on accepte la personne qu’on est aujourd’hui et qu’on apprenne à vivre avec», dit M. Gaston, qui dit s’inspirer des mots du général Roméo Dallaire, témoin du génocide au Rwanda.