Guy Beauregard fait des sculptures de glace depuis 18 ans, sur les différents sites de Bal de Neige.
Guy Beauregard fait des sculptures de glace depuis 18 ans, sur les différents sites de Bal de Neige.

La «deuxième famille» du Bal de Neige

Il n’y a pas que la famille des Glamottes qui est essentielle au bon déroulement du Bal de Neige. La famille Beauregard l’est tout autant !

« Ça fait 18 ans qu’on fait des sculptures, ici, à Bal de Neige », lance Guy Beauregard lorsque rencontré par Le Droit au Domaine des Flocons en début de semaine.

Armé de ses nombreux outils et accompagné par ses deux filles ainsi que leur conjoint, M. Beauregard travaillait sur une sculpture géante à l’effigie de l’hiver pour qu’elle soit prête à être admirée par les visiteurs lors du premier week-end de Bal de Neige, ce samedi.

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Spectaculaire lancement à Bal de Neige

« Ça représente l’hiver et le vent, souligne le sculpteur d’expérience. On fait aussi des encavures avec des petits personnages pour que les enfants puissent rentrer dedans, prendre position, et s’amuser à prendre des photos. »

Cette histoire d’amour entre la sculpture et Guy Beauregard ne date pas d’hier.

« Dans les années 1970, je faisais de la sculpture de bois, mais le tout a vraiment commencé quand j’étais adolescent. J’allais jouer dans la forêt et je m’amusais à sculpter et à travailler le bois avec des petits canifs, se rappelle-t-il. J’ai toujours continué et un peu plus tard dans ma vie, des amis m’ont invité à aller participer à une compétition de sculpture sur neige à Montréal, en 1994. On n’avait pas gagné, mais on avait eu une mention spéciale. Il faut savoir qu’à ce moment-là, on n’avait pas de bons outils. On travaillait entre autres avec des machettes et des pelles pas aiguisées. On avait sculpté le maire de Montréal Pierre Bourque sur un banc de parc pour représenter les itinérants. »

« J’ai toujours fait des sculptures qui parlent, qui ont quelque chose à dire, ajoute M. Beauregard. Dans mon cas, tout tournait beaucoup autour du thème de l’amour. Pour moi, la sculpture c’est une façon de m’exprimer. »

Au dénouement de cette compétition dans la Métropole, le principal intéressé a notamment été appelé à confectionner plusieurs autres sculptures dans la Belle-Province. Son passage au Carnaval de Québec l’a d’ailleurs marqué.

« On avait remporté quatre prix », affirme-t-il fièrement.

Mais ce qui l’a le plus épaté, ce sont les photos qu’il a eu la chance de voir.

« On avait des amis qui nous ont montré des photos des sculptures de sable. Je n’en revenais pas qu’on pouvait sculpter le sable, confie-t-il. J’étais comme un enfant, je voulais absolument essayer. On a finalement été invité et on est parti dans l’Ouest pour sculpter le sable. L’année suivante, je suis devenu champion du monde et ça m’a fait voyager dans 15 pays. »

Au cours de sa carrière de sculpteur, Guy Beauregard a participé à plus de 80 compétitions en plus de remporter plus de 70 prix.

Maintenant, c’est sa fille aînée qui assure la relève. Mélineige en est d’ailleurs à sa 15e édition à Bal de Neige.

« C’est mon père qui m’a amené à faire de la sculpture, avoue-t-elle. Quand j’avais 16 ans, il m’a amené à une compétition de sculpture de neige à Rouyn-Noranda et j’ai eu la piqûre dès ce moment-là. Aujourd’hui, ça fait plus de 10 ans que j’ai démarré mon entreprise Sculpture Beauregard, dans les Laurentides, et maintenant, c’est moi qui l’engage (rires). »

M. Beauregard indique cependant qu’il n’a pas voulu imposer cette passion à ses enfants.

« J’ai toujours dit qu’il faut faire ce qu’on aime dans la vie, sans quoi on ne sera pas heureux. Mélineige, je l’ai amené dans des compétitions alors qu’elle était encore jeune. Mon garçon plus vieux aussi en faisait. Il est même venu en Europe avec moi, mais il a décidé d’arrêter et c’est correct comme ça. Mais Méli, elle, a vraiment eu la piqûre. C’est le fun parce qu’elle me remercie de l’avoir amené dans ce domaine-là », raconte-t-il.

« Mon autre fille Sèveline aussi a toujours été bonne dans les arts, poursuit M. Beauregard. À l’école, elle faisait du cirque et elle a eu certaines mentions. Un moment donné je lui ai demandé si ça lui tenterait d’embarquer avec nous et de faire ça en famille et maintenant, chaque année, on fait une compétition ensemble dans l’Ouest. »