La Croix-Rouge est déjà venue en aide à 1400 sinistrés, dans neuf régions du Québec.

La Croix-Rouge: déjà 750 000$ pour les victimes d'inondations

MONTRÉAL - Avec un coup de pouce de départ de 500 000 $ de la part du gouvernement du Québec et de 250 000 $ de la Ville de Montréal, la Croix-Rouge lance un fonds pour venir en aide aux victimes des inondations de toutes les régions du Québec.
Elle invite tous les citoyens à y contribuer, mais uniquement sous forme d'argent.
Les dons de meubles, par exemple, ne pourront être acceptés par la Croix-Rouge, qui n'est pas équipée pour les manipuler, les entreposer et les redistribuer.
Au cours d'une rencontre avec la presse, lundi à Montréal, le vice-président de la Croix-Rouge pour le Québec, Pascal Mathieu, a indiqué que les gens pouvaient faire un don par le site internet de l'organisme, en composant le 1-800-418-1111 ou par l'intermédiaire des partenaires Metro, SuperC, Rona, la Banque nationale, les Caisses Desjardins du Québec et AccèsD.
Le ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a voulu rassurer les gens : tous les frais d'administration de ce fonds seront payés par le gouvernement.
« Je vous invite en très grand nombre à être généreux. Ce que vous allez faire comme don, ça va être une aide directe nette. Alors ce que vous mettez dans le fond, c'est ce qui va aller en aide directe aux citoyens qui sont touchés, parce que le gouvernement va prendre l'ensemble des frais d'administration à sa charge », a-t-il souligné.
L'argent ainsi recueilli pourra servir, par exemple, au nettoyage, à l'achat de meubles, à la reconstruction d'une maison, a illustré M. Mathieu.
Il s'agit d'un fonds dédié au rétablissement des sinistrés et non à l'aide d'urgence, qui est présentement fournie par la Croix-Rouge.
La Croix-Rouge est présentement déployée dans neuf régions du Québec ; elle exploite 12 centres d'accueil. À ce jour elle a aidé 1400 sinistrés, a signalé M. Mathieu.
« La Croix-Rouge est déjà sur le terrain ; on aide. Les familles qui sont évacuées, on les héberge en hôtel présentement ; on leur offre les services essentiels, par exemple l'alimentation et du réconfort moral. Les dépenses associées à ça sont entièrement couvertes par le gouvernement du Québec. Les bénévoles de la Croix-Rouge offrent leur temps », a résumé M. Mathieu. C'est un comité consultatif qui verra comment l'argent recueilli et distribué, a-t-il noté. 
La vice-première ministre Lise Thériault a adressé une mise en garde au public : « il peut y avoir des collectes qui vont s'organiser comme ça spontanément, un peu partout sur le territoire du Québec. On va vous demander vraiment de concentrer les dons à un organisme comme la Croix-Rouge ou aux partenaires de la Croix-Rouge, pour s'assurer que 100 % des sommes d'argent puissent aider la population qui va en avoir grandement besoin ».
Quand les polices d'assurance ne couvrent pas les inondations
TORONTO - Des experts du milieu de l'assurance affirment que plusieurs propriétaires de résidence au pays ne sont pas assurés contre les inondations et pourraient devoir payer au moins une partie de la facture des dommages causés par les fortes pluies tombées au Québec et en Ontario.
Le vice-président, Affaires fédérales au Bureau d'assurance du Canada, Craig Stewart, estime que seuls 10 à 15 % des Canadiens possèdent une assurance couvrant les dommages occasionnés par les eaux de surface.
M. Stewart explique que le produit, offert comme ajout aux polices d'assurance, n'est disponible que depuis la fin de 2015.
Les assureurs ont commencé à offrir le produit après que Toronto et l'Alberta eurent été frappés par d'importantes inondations en 2013. 
Selon M. Stewart, la majorité des propriétaires aux prises avec des dommages causés par des inondations devront se fier à l'aide gouvernementale, qui est généralement moins élevée que ne l'aurait été un montant versé par une compagnie d'assurances.
« L'assurance vise à rétablir la situation comme elle était avant les faits », a indiqué M. Stewart, soulignant que l'aide gouvernementale compense les pertes, mais se limite généralement aux biens de base.