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Des finissants du Collège Saint-Alexandre
Des finissants du Collège Saint-Alexandre

La COVID-19 modifie une tradition pour des finissants du Collège Saint-Alexandre

Claudia Blais-Thompson
Claudia Blais-Thompson
Le Droit
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La pandémie de COVID-19 empêche pour la première fois une cohorte du Collège Saint-Alexandre de se réunir autour de la statue du Sacré-Coeur érigée lors d’une autre pandémie.

En temps normal, les quelque 200 finissants s’installent dans les escaliers et autour de la statue. Déçus de ne pas poursuivre cette tradition qui perdure depuis de nombreuses années, les finissants se sont plutôt regroupés par bulle-classe. L’idée est de créer par la suite un montage avec les six groupes.

« Ça fait plusieurs années que les élèves prennent une photo près de la statue du Sacré-Coeur, raconte le directeur général du Collège Saint-Alexandre, Mario Vachon. Cette année, ça n’a pas été possible en raison des conditions qu’on connaît. Ils tenaient absolument à avoir leur photo. On a usé de stratégie pour faire un montage. »

Des finissants du Collège Saint-Alexandre

L’histoire derrière la statue du Sacré-Coeur située devant l’entrée principale de l’établissement scolaire est d’autant plus particulière dans le contexte pandémique actuel. Elle aurait été érigée en mai 1920 par les pères fondateurs du Collège Saint-Alexandre, les Spiritains, en raison « d’une promesse faite à Dieu stipulant que s'il exauçait leur vœu le plus cher - que les membres de la communauté spiritaine, les membres du personnel et les élèves soient épargnés des ravages causés par la pandémie de la grippe espagnole - ils érigeraient devant le collège une statue du Sacré-Cœur en guise d’éternel remerciement. »

Depuis le début des années 2000, plusieurs la surnomment « le Golden Jesus ». Les élèves ont d’ailleurs un sentiment d’appartenance envers cette statue, malgré l’essoufflement de la culture religieuse, mentionne M. Vachon.

Des finissants du Collège Saint-Alexandre

« C’est un peu difficile à expliquer pourquoi les élèves sont autant attirés par rapport à [la statue]. C’est un symbole. Pour ces générations-là, depuis plusieurs années, il n’y a pas de lien religieux. Ils l’ont adoptée comme un symbole de leur école.»