Deux des 25 coureurs qui ont participé aux courses de motoneige sur l'eau samedi à la sablière Vanier du secteur Aylmer de Gatineau.
Deux des 25 coureurs qui ont participé aux courses de motoneige sur l'eau samedi à la sablière Vanier du secteur Aylmer de Gatineau.

La controverse attire les curieux

Catherine Lamontagne
Catherine Lamontagne
Le Droit
La controverse entourant la tenue des courses de motoneige sur l'eau aura finalement été bénéfique à l'événement qui a accueilli près de 2 000 amateurs de sport extrême samedi à la Sablière Vanier, situé dans le secteur Aylmer.
Au volant de leur motoneige légèrement modifiée, 25 coureurs provenant des quatre coins du Québec en ont mis plein la vue aux spectateurs. Course en ovale, drag, saut et ski nautique derrière la motoneige, il y en avait pour tous les goûts et la possibilité que l'événement soit annulé semblait loin derrière.
 
«C'est certain que la demande d'injonction de la Ville de Gatineau nous a inquiétés mais aujourd'hui, on voit bien qu'il fallait tenir un événement comme celui-ci à Gatineau», estime André Fortier, le promoteur des courses.
Rappelons que la Ville de Gatineau avait fait une demande en injonction pour empêcher la tenue de l'événement puisqu'il est contraire au zonage industriel du terrain choisi. André Fortier et son équipe avaient toutefois reçu l'autorisation du Service des incendies de la municipalité. La juge Suzanne Tessier de la Cour supérieure du Québec a tranché jeudi en faveur de l'événement, au plus grand bonheur des participants.
«La motoneige sur eau gagne à être connue. C'est un sport extrême qui se pratique aussi bien seul qu'en équipe», soutient René Guillemette, un motoneigiste de St-Raymond de Portneuf qui n'hésite pas à prendre son chien comme copilote sur sa motoneige.
Profitant de l'expertise de M. Guillemette qui participe à plusieurs courses par année dont certaines aux États-Unis, LeDroit s'est offert un cours 101 de ce sport inusité.
«La technique est assez simple. Il s'agit d'apporter quelques modifications à la suspension du véhicule et à la distance d'empattement pour avoir un bon contrôle. Le siège doit aussi être retiré. Après, il est assez facile d'atteindre une vitesse de 100 km/h», explique René Guillemette.
Une autre édition
De son côté, le promoteur de l'événement souhaite revenir présenter des courses de motoneige sur l'eau en Outaouais l'an prochain et espère que la Ville de Gatineau aura enterré la hache de guerre d'ici là.
«On voit que la population a très bien répondu. Les gens ici s'amusent et je souhaite fortement revenir l'an prochain», indique André Fortier.
clamontagne@ledroit.com