C’était le choix des robes et des accessoires à la boutique des Fées de l’Outaouais à Gatineau, samedi.

La complicité des Fées de l’Outaouais

Les Fées de l’Outaouais ont encore une fois cette année opéré leur magie.

Une vingtaine de futures diplômées du secondaire pourront aller à leur bal de finissants au mois de juin grâce à la complicité des Fées.

Ces étudiantes, qui n’ont pas les moyens financiers d’acheter une robe, des souliers, un sac à main et les accessoires en prévision de leur bal, ont participé samedi, à la cinquième journée boutique de l’organisme de bienfaisance afin de faire leur sélection, le tout sans frais.

Les dons viennent d’anciennes finissantes, du public et de boutiques. Aussi, celles qui se sont choisi une robe cette année devront la remettre après le bal pour qu’une autre jeune femme puisse en bénéficier l’année prochaine.

L’administratrice des Fées de l’Outaouais, Audrey-Anne Racine, a indiqué que le programme est « un beau cadeau » pour ces étudiantes.

« Elles viennent ici et elles sont gênées, car c’est vraiment une belle générosité dont elles bénéficient. Il y en a plusieurs qui finissent avec les yeux pleins d’eau. C’est vraiment un beau cadeau », a-t-elle raconté.

Participer à leur bal de finissant s’avère une « bouffée de confiance » pour elles, a spécifié Mme Racine.

« Pour certaines, c’est vraiment un moment important. C’est une étape de leur vie, et c’est important qu’elle soit soulignée à leur hauteur », a fait valoir Mme Racine.

Mme Racine signale qu’il y a encore plus de finissantes qui auraient besoin des services des Fées de l’Outaouais, mais que ce ne sont pas toutes les écoles qui leur ouvrent leurs portes.

« Nous avons beaucoup de difficultés à faire passer notre message et véhiculer notre projet comme source d’aide. Le message ne passe pas », a-t-elle déploré.

« Nous voudrions être installées dans les écoles et dire aux finissantes qui ont besoin de nous de venir nous voir. C’est ce lien qu’on a de la difficulté à créer », a ajouté Mme Racine, qui a cependant tenu à souligner la collaboration de l’école secondaire de l’Île envers les Fées.

« Ils envoient un courriel à tous les parents pour leur dire que notre organisme est là s’ils ont besoin d’aide », a-t-elle souligné.

Elisabeth Dussault, une infirmière à la retraite, a confectionné des corsages en fleur de soie pour les jeunes filles. Ces pièces serviront aussi comme souvenir de leur bal.

« Je fais ça pour mon plaisir. Je les donne. Je les offre aux filles », a indiqué Mme Dussault, qui en était à sa première participation comme bénévole aux Fées de l’Outaouais.

« Pour moi, c’est pour donner au suivant. Je suis à la retraite, et j’ai du temps. J’aime faire des fleurs. Je ne peux pas toutes les garder chez moi, alors je trouve des avenues pour les donner à des gens à qui ça fait plaisir, a-t-elle ajouté. Ça fait plaisir de voir des sourires sur les visages. C’est ma récompense ».

Depuis sa fondation en 2013, les Fées de l’Outaouais ont permis à plus d’une cinquantaine de finissantes et finissants d’aller à leur bal, une journée qui leur paraissait inatteignable.