Le premier dirigeant de la CCN, Mark Kristmanson

La CCN au milieu d'une nouvelle controverse

La Commission de la capitale nationale (CCN) se retrouve encore une fois au milieu d'une controverse entourant le choix d'un site pour accueillir un monument national. Cette fois, elle touche le terrain devant commémorer la mission des soldats canadiens en Afghanistan.
Le conseil d'administration de la CCN devait approuver, mardi, le site proposé par le ministère des Anciens Combattants et la Défense nationale, une parcelle de terrain située à l'ouest du Musée canadien de la guerre, en bordure de la rivière des Outaouais. 
En janvier 2015, la CCN avait déjà octroyé l'approbation pour un emplacement situé au débarcadère Richmond (sur la rive ontarienne près du pont du Portage) pour ce monument. Toutefois, en octobre 2016, le ministère des Anciens combattants et la Défense nationale avaient organisé un sommet au cours duquel la majorité des participants avaient plutôt choisi le site à l'ouest du Musée, ce qui l'a mené à faire une autre demande pour ce terrain, propriété de la CCN.
Or, ce site ne fait pas l'affaire de la direction du Musée et de son architecte, Raymond Moriyama, qui était présent pour entendre les délibérations à la réunion de la CCN.
Après un long débat, les commissaires se sont rangés derrière les arguments contre le site proposé et ont remis leur décision à plus tard, possiblement à une séance prévue plus tard cet automne.
« Je ne suis pas contre ce monument, mais je suis contre le site proposé. Ériger un monument à proximité du Musée viendrait modifier la philosophie qui est derrière sa conception et qui a fait l'objet d'une vaste consultation auprès des Canadiens », a expliqué l'architecte Moriyama, qui était visiblement heureux de la tournure des événements.
Le premier dirigeant, Mark Kristmanson, a suggéré de poursuivre les discussions afin de trouver un terrain d'entente entre les divers intervenants. Il entend déposer un rapport qui permettra, croit-il, de faire un éclairage nouveau sur le choix des sites commémoratifs.
La CCN s'est déjà retrouvée dans une situation difficile lorsque le site du Monument dédié aux victimes du communisme a soulevé un tollé dans la communauté en 2015. Au lieu du terrain à proximité de la Cour suprême qui avait été retenu par le gouvernement conservateur, c'est celui aux Jardins des provinces  qui a finalement été choisi après l'élection du gouvernement libéral.
Un sondage « positif » pour la CCN
Un sondage Environics, mené auprès de 1500 résidents de la région, révèle que le public connaît mieux et participe davantage aux activités organisées par la CCN. 
« Ces résultats confirment la pertinence de nos efforts pour mobiliser la collectivité au moyen de consultations publiques et de communications proactives », a indiqué le premier dirigeant,  Mark Kristmanson.
Ainsi 40 % des résidants de la région ont entendu parler d'occasions de fournir des commentaires à la CCN, par rapport à 26 % en 2014. 
De plus, 56 % des répondants affirment que la CCN fait un bon travail quand il s'agit de consulter et d'informer le public au sujet de ses plans et de ses programmes, comparativement à 48 % en 2014.  
Par ailleurs, 73 % croient que la CCN prend de bonnes décisions, alors que 72 % estiment qu'elle partage leurs valeurs. Les résidants capables d'identifier spontanément la CCN lorsqu'on leur lit une description de son mandat sont en forte hausse à 55 %, alors qu'ils étaient seulement 29 % en 2014.
Plan lumière adopté
Après plus de trois années de planification, le Plan pour l'illumination de la capitale 2017-2027, le premier du genre, a finalement été adopté par le conseil d'administration. Il vise à mettre en valeur la beauté de la capitale la nuit, en plus de promouvoir la gestion responsable de l'environnement.
Au cours des cinq prochaines années, plusieurs projets de mise en lumière ont été identifiés comme prioritaires pour la CCN, dont ceux du débarcadère Richmond, de Rideau Hall, de la pointe Nepean, du parc de la Confédération et des cours Sussex.