Depuis quelques mois maintenant, la CAQ est première dans les intentions de vote au Québec.

La CAQ tient son conseil général à Sherbrooke

QUÉBEC — Le conseil général de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui s’ouvre samedi à Sherbrooke, aura comme thème la famille et les régions.

La CAQ appelle ses militants à venir jeter les bases de la plateforme électorale du parti, à quelques mois des élections générales.

Elle soumet donc 38 propositions au débat, lesquelles sont le résultat de consultations menées à ses tables régionales en avril et en septembre derniers.

Parmi ces propositions, l’échelonnage des 55 semaines de congé parental sur 18 mois, l’augmentation du nombre de centres de la petite enfance offrant des horaires flexibles pour les parents, et la simplification de la déclaration de revenus, notamment par l’introduction de déclarations préremplies.

Les tables régionales proposent également de doubler le budget des repas dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), de mettre en place des incubateurs d’entreprises, et d’instaurer un programme de bourse pour augmenter le nombre d’étudiants qui font leur stage en région.

Depuis quelques mois maintenant, la CAQ est première dans les intentions de vote au Québec. Selon un sondage Léger-Le Devoir publié le 28 octobre dernier, et si la tendance se maintient, les troupes de François Legault pourraient former un gouvernement majoritaire l’automne prochain.

D’ailleurs, le parti est la cible d’attaques de plus en plus virulentes de la part du premier ministre Philippe Couillard. Celui-ci a exhorté M. Legault cette semaine à préciser son plan pour atteindre la « péréquation zéro ».

M. Couillard y est allé de sa propre analyse ; il faudrait que le Québec augmente son produit intérieur brut (PIB) de 20 pour cent pour ne plus recevoir de péréquation, « et ça, c’est en supposant que la croissance des autres provinces canadiennes, en même temps, serait à zéro », a-t-il dit, martelant en Chambre que la CAQ « disait n’importe quoi » et promettant de « traquer chaque mot du chef de la deuxième opposition ».

Les deux formations politiques partent toutes deux à la conquête des jeunes familles en cette année préélectorale.

N’empêche, dans son cahier des participants, intitulé « Un gouvernement pour les familles », la CAQ maintient qu’un « vent de changement souffle partout au Québec ».

« Les Québécoises et les Québécois veulent des élus qui les représentent sans les regarder de haut. Ils veulent des élus proches de leurs préoccupations et à l’écoute de leurs besoins », a écrit M. Legault dans le document d’une trentaine de pages qui sera remis aux militants caquistes samedi.

« Après 15 ans de régime libéral, le Québec a besoin de sang neuf, de nouvelles idées », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, une grande place sera faite aux nouveaux outils technologiques ; le parti tiendra deux ateliers d’introduction aux médias sociaux et de stratégie électorale numérique ce week-end.

Un hommage au cofondateur de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ), Jean Allaire, est également prévu dimanche.

L’avocat de formation, qui a fondé l’ADQ avec Mario Dumont en 1994, est considéré comme une figure importante dans l’apparition d’une troisième voie en politique au Québec. Le parti a ensuite fusionné avec la CAQ en février 2012.

Avec ses 21 députés, la CAQ forme actuellement le deuxième groupe d’opposition à l’Assemblée nationale.