Justice et faits divers

Saisie d’armes et de drogue dans l’ouest d’Ottawa

L’Unité des drogues du Service de police d’Ottawa a effectué un coup de filet jeudi dans une résidence du secteur Kanata.

Elle a procédé à l’arrestation d’un individu et saisit de la cocaïne, de l’argent comptant, deux pistolets de calibre 9mm avec munitions, un gilet pare-balles ainsi que trois matraques électroniques.

L’opération a eu lieu dans une résidence du croissant Streamside. Reyan Abdulkader, 24 ans, qui faisait l’objet depuis un an de conditions judiciaires de libération relativement à des accusations liées à la drogue, fait face à plusieurs chefs d’accusation. 

Il est entre autres accusé de possession de drogue dans le but d’en faire le trafic, de port d’arme dans un dessein dangereux pour la paix publique et de possession non autorisée d’une arme à feu non enregistrée. 

Il devait comparaître devant le tribunal vendredi.

Justice et faits divers

Atchoum le clown harcelée par une résidente de l'Outaouais

Une résidente de Mayo, en Outaouais, a reconnu avoir harcelé pendant des mois le clown Atchoum, bien connu dans l’industrie du spectacle jeunesse, vendredi. Maude Gaumont a plaidé coupable à trois chefs de harcèlement et de production de faux messages.

L’actrice qui incarne le clown, Véronique Gagné, est toujours stupéfaite des événements terrifiants des deux dernières années.

La première rencontre entre l’actrice et la femme remonte à 2017, lors d’un spectacle présenté à Mont-Tremblant. La chimie passe bien entre les deux femmes, au point où Maude Gaumont demande à Véronique Gagné si elle était disponible pour se déplacer à Gatineau, afin de tenir un spectacle-bénéfice pour financer des traitements dans des chambres hyperbares pour des enfants.

La femme avait alors dit à Atchoum qu’elle avait une belle influence sur une enfant de son entourage. Un contrat de spectacle a été signé.

Un mois après cette rencontre, c’était le début d’un long calvaire pour le clown, bien connu des enfants et de leurs parents.

Véronique Gagné dit avoir reçu de faux messages provenant de 40 personnages différents. « Ces 40 personnes, dit la victime, c’était elle. »

Ce « cirque » durait déjà depuis six mois, lors de la présentation du spectacle-bénéfice, à Gatineau. L’artiste ne savait toujours pas, à ce moment, qui se cachait derrière les nombreux messages tordus.

« Nous avons même partagé la scène, pendant ce spectacle », se souvient Mme Gagné.

Selon la plaignante, Maude Gaumont s’est entre autres fait passer pour une journaliste, un pédophile, et une infirmière.

« La "journaliste" me demandait si je m’étais engagée pour d’autres événements. Dès le début, je recevais des messages comme : "Fais pas le spectacle, sinon, si demain (tel enfant) est à son spectacle, ça va mal aller", etc. »

Puis, Maude Gaumont s’est mise à suivre l’artiste dans tous les coins du Québec, jusqu’en Ontario. « De Jonquière à Granby », dit-elle.

Elle se souvient d’un jour où elle faisait la lecture à des enfants, à Alma, au Lac-Saint-Jean. « Je l’ai vue arriver... Elle me suivait partout. Je sais que des parents se déplacent pour venir me voir à plus d’une reprise. Mais on ne parle plus de la même affaire, du tout... »

L’interprète d’Atchoum dit que cette femme « lui a joué dans la tête pendant huit mois ». Elle la voyait régulièrement dans la foule.

« Elle a même envoyé des messages à d’autres, en mon nom, en disant que je détestais les handicapés. Elle s’est fait passer pour moi ! »

L’affaire judiciaire s’est réglée à Saint-Hyacinthe, près de son lieu de résidence, là où elle a appelé la police pour la première fois.

La police a découvert les adresses I.P d’où étaient envoyés les messages par Internet. Ces adresses étaient liées à la même personne. Mme Gagné croit que plusieurs téléphones ont été utilisés.

Confidences

Ce qui répugne Mme Gagné est que l’accusée ait joué sur autant de tableaux. 

« Et, pendant ce temps, je me confiais à elle. Je lui parlais des messages que je recevais. Et elle (l’accusée) me disait qu’elle vivait la même chose. Mais tout partait d’elle. » Certains soirs de spectacles, le clown pleurait derrière la porte de sa loge, car elle entendait pleurer une spectatrice qu’elle commençait à trop bien connaître. 

Cette spectatrice, Maude Gaumont, pleurait devant la police, qui lui demandait de ne pas assister au spectacle.

Justice et faits divers

Un employé de l'Hôpital d'Ottawa arrêté pour voyeurisme

Un employé de l’Hôpital d’Ottawa est accusé de voyeurisme.

L’Unité des agressions sexuelles et de la violence faite aux enfants de la Police d’Ottawa vient d’inculper le suspect de 26 ans.

Une plainte a été faite mercredi dernier à l’endroit de Joseph Gervais, d’Innesville, près de Carleton Place.

La police a ouvert une courte enquête, dont la trame factuelle se déroule à l’établissement de santé situé sur le chemin Smyth.

«L’homme en question, un employé de l’hôpital, fut aperçu en train de photographier ou de filmer une femme dans le vestiaire», affirme la police, dans un communiqué.

Pour l’instant, un seul chef de voyeurisme a été déposé.

M. Gervais doit comparaître le 12 février, au palais de justice d’Ottawa.

Les enquêteurs craignent qu’il y ait d’autres victimes dans cette affaire.

Toute personne ayant des renseignements concernant cette affaire est priée de communiquer avec l’Unité des agressions sexuelles et de la violence faite aux enfants en composant le 613-236-1222, poste 5944.

Justice et faits divers

Recours collectif de 60 millions $ contre OC Transpo

Une firme d’avocats intente un recours collectif de 60 millions contre OC Transpo, une semaine après l’accident ayant fait trois morts à la station Westboro du Transitway, à Ottawa.

La firme, Merchant Group LLP, confirme avoir déposé sa demande de recours collectif jeudi, à la Cour supérieure de l’Ontario, au palais de justice d’Ottawa.

La requête vise OC Transpo et la Ville d’Ottawa, pour dommages moraux et compensation financière pour les passagers de l’autobus 269 qui a percuté la marquise de la station, à 15h50.

La demande de recours collectif veut rallier les victimes, mais aussi les familles des personnes décédées, et les passagers qui ont eu plus de chance, en s’en sortant indemne physiquement.

«Ce recours collectif inclut certaines allégations voulant qu’il y ait eu des lacunes sur le plan de la sécurité dans la conception et les opérations dans le système de transport en commun à Ottawa», lit-on dans la présentation de la firme.

Les citoyens qui désirent s’inscrire à cette demande de recours collectif peuvent s’inscrire en ligne, sur le site de la firme.

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