Justice et faits divers

Un «ami proche» accusé de meurtre au deuxième degré

L'homme de 28 ans arrêté mardi en Abitibi-Témiscamingue pour l’homicide du Gatinois Joey Morin est officiellement accusé de meurtre au deuxième degré.

Le Service de police de la Ville de Gatineau a annoncé, mercredi après-midi, que le Directeur des poursuites criminelles et pénales a autorisé une accusation de meurtre au deuxième degré à l’endroit de Kamy Lafrenière, 28 ans, arrêté la veille à Rouyn-Noranda.

Selon les autorités, l'accusé «était un ami proche et le nouveau colocataire de la victime, Joey Morin». Kamy Lafrenière a comparu devant la Cour du Québec, à Rouyn-Noranda, mercredi après-midi. Selon les images captées par TVA, l’accusé affichait un grand sourire à sa sortie du palais de justice.

Le Citoyen de Rouyn-Noranda a rapporté que la Couronne s’est opposée à sa remise en liberté, une demande qui a été acceptée par le juge. Toujours selon l’hebdomadaire, le dossier de Kamy Lafrenière reviendra en cour vendredi, cette fois au palais de justice de Gatineau.

Le SPVG a fait savoir que l’autopsie réalisée sur le corps de Joey Morin «a révélé qu’il était décédé des suites d’importantes blessures à la tête causées par un objet contondant».

Le jeune homme de 23 ans avait été retrouvé sans vie, le 21 avril dernier, dans le sous-sol du 193, rue Fernand-Arvisais, dans le secteur Gatineau. Le chef d’accusation stipule que M. Lafrenière est accusé d’avoir causé la mort du jeune homme «le ou vers le 13 avril», soit plusieurs jours avant la découverte de son corps. Le cadavre avait été découvert par des policiers «à la suite d’une vérification de bien-être».

«Les enquêteurs du SPVG ont également mené une perquisition hier au 235, Rang 2 et 3, à La Reine, a aussi fait savoir le SPVG. Il s’agit d’une petite municipalité située à environ 30 kilomètres au nord de La Sarre en Abitibi-Témiscamingue.»

Justice et faits divers

Un excès de vitesse peut parfois être justifié

Malgré toutes les campagnes contre la vitesse au volant, un excès de vitesse peut parfois être justifié. La juge de paix Anne-Marie Sincennes l’a démontré la semaine dernière au palais de justice de Rimouski en donnant raison à un homme qui avait circulé à 123 km/h dans une zone où la limite était fixée à 90 km/h.

Le conducteur en question, un Montréalais de 68 ans, était le cinquième d’une file de véhicules roulant à 75 km/h sur une voie simple. Lorsque la voie est devenue double, les quatre derniers véhicules ont entamé le dépassement du premier qui ralentissait le trafic.

Malheureusement pour le lui, le véhicule immédiatement devant lui n’a pas laissé un espace suffisant pour qu’il puisse se glisser entre lui et le véhicule lent. Le Montréalais a donc dû accélérer pour réintégrer la voie de droite, car des véhicules arrivaient en sens inverse, dont celui du policier qui l’a arrêté.

Le sexagénaire a présenté une défense dite de nécessité. Son épouse, qui l’accompagnait, avait affirmé à la juge Sincennes qu’il aurait été dangereux pour lui de réintégrer la voie plus tôt. «Ça aurait signifié d’appliquer les freins et de faire un vrai gros dégât sur la route», avait-elle affirmé.

La juge a déterminé que, dans ce cas, l’imminence du danger et le fait que le mal causé soit moindre que le mal évité ne faisaient aucun doute.

«N’eût été du comportement du véhicule qui le précédait dans le dépassement du véhicule lent qui l’a empêché de réintégrer la voie immédiatement devant ce dernier véhicule, il aurait eu le temps de réintégrer la voie avant la fusion des deux voies. Quant à ralentir pour se ranger derrière le véhicule lent, le tribunal considère qu’un ralentissement soudain avec un véhicule roulant à 95 km/h à seulement 10 m derrière le défendeur peut constituer un danger», explique la juge dans sa décision.

Ajoutant que le conducteur ne pouvait pas prévoir la situation d’urgence dans laquelle il s’est retrouvé et estimant que les critères de la défense de nécessité étaient satisfaits, la juge l’a acquitté. 

Justice et faits divers

Le Dr Nadon aurait jeté une preuve

Sentant la soupe chaude, Vincent Nadon aurait largué un disque dur dans un conteneur d’une épicerie de Chelsea, en Outaouais, avant d’être arrêté pour voyeurisme et agression sexuelle impliquant plus de 50 victimes alléguées, à Ottawa.

C’est ce qu’on peut lire dans la demande de mandat d’arrestation du Dr Nadon, présentée à un juge de paix le 18 janvier dernier, au palais de justice d’Ottawa.

Justice et faits divers

Le suspect d’un meurtre à Gatineau arrêté

Le deuxième homicide de l’année à Gatineau pourrait bien connaître des dénouements intéressants avec l’arrestation, mardi après-midi, à Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue d’un suspect important dans cette affaire.

La Sûreté du Québec et des enquêteurs de la Police de Gatineau ont procédé, en effet, à l’arrestation d’un ami proche du jeune Joey Morin, 23 ans, assassiné, le mois dernier, dans son appartement de la rue Fernand-Arvisais.