Yves Cyr

Yves Cyr avait fait une mauvaise blague

Une bien mauvaise blague est à l'origine du passage en cour en 2013 du Gatinois Yves Cyr, cet homme dont le corps ligoté a été retrouvé dimanche dernier, dans la rivière Gatineau.
La Sûreté du Québec n'a pas voulu commenter la thèse voulant que l'homicide soit relié à une accusation d'acte indécent, pour laquelle il a plaidé coupable, et obtenu une absolution de la cour, il y a trois ans.
Des documents de la cour montrent effectivement que M. Cyr a reçu une telle absolution.
Selon les dires de l'avocate de la défense, devant la cour, en 2013, M. Cyr a fait quelques blagues douteuses à un jeune garçon, qui était accompagné de son père, lors d'une réception familiale à son domicile de Gatineau.
« Quelques minutes plus tard, affirme l'avocate, les trois individus passent au salon, et c'est à ce moment que M. Cyr, en tentant de vouloir faire rire ses invités, se montre les fesses à deux reprises. Et ensuite il sort son testicule en faisant allusion à une grosse verrue. Ensuite, il se gratte le derrière et veut faire sentir son doigt en question. »
Le père et le jeune ont quitté les lieux, mais ce n'est que quelques jours plus tard que la Direction de la protection de la jeunesse a voulu rencontrer M. Cyr. Ce dernier a insisté pour rencontrer les policiers et donner sa version des faits.
Devant le juge Richard Côté, Yves Cyr a juré qu'une telle chose ne se reproduirait plus. « J'ai eu ma leçon 'mal sale' », a-t-il dit. « Une joke plate de même. »
Mercredi soir, sur Facebook, la conjointe d'Yves Cyr, Anne Boudria, a fortement réagi à la médiatisation par TVA de cette absolution conditionnelle pour acte indécent impliquant un mineur.
« Mettez-vous dans votre propre maison, dit Mme Boudria. Il y a de la famille et quelqu'un lui dit de faire la 'joke de la marmotte' (montrer ses fesses). »
M. Cyr avait dû verser un don de 500 $ à un organisme communautaire, selon l'ordonnance de la cour.