Vol de petites culottes: les victimes alléguées se multiplient

Le tribunal a rejeté, mardi, la demande de liberté provisoire du Gatinois accusé de voler des petites culottes féminines. Par ailleurs, Le Droit a appris que d’autres femmes ont approché la police de Gatineau ces derniers jours, dans cette affaire pour le moins insolite et inquiétante.

La juge Anouk Desaulniers a ordonné que Mason Vachon, 28 ans, reste derrière les barreaux en attendant son procès. La magistrate a évoqué la confiance du public dans la justice et la sécurité des victimes alléguées, qui demeurent dans le même quartier.

Mardi, Le Droit publiait d’autres troublants détails ayant transpiré de l’enquête sur la remise en liberté de cet homme troublé.

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Cette médiatisation a alerté d’autres victimes alléguées, qui ont reconnu une situation malheureusement familière.

Alors que la police de Gatineau évoquait une demi-douzaine de victimes au début du mois de juillet, elle parle aujourd’hui de plus d’une vingtaine de personnes violées dans leur intimité, a-t-on appris.

Les victimes – toutes des femmes ou des adolescentes – résident en majorité dans le secteur de Masson-Angers. Les faits se sont produits entre 2018 et 2019, bien qu’il ne soit pas exclu que d’autres incidents se soient produits plus tôt.

Selon la Couronne, le prévenu volait non seulement des petites culottes accrochées sur des cordes à linge, mais il laissait une note écrite aux femmes leur demandant d’en laisser davantage la prochaine fois, en proposant de les rémunérer.

Mason Vachon restera derrière les barreaux en attendant son procès.

Mais l’affaire est allée beaucoup plus loin, a découvert la police de Gatineau. Le Gatinois a suivi et filmé des femmes sur leurs lieux de travail et à leurs résidences privées, volant au passage des sous-vêtements et des maillots de bain, dans le but de se travestir.

Il a publié des images très intimes de femmes sur des sites pornographiques, à leur insu.

Selon la preuve, il a contacté certaines victimes par messagerie, pour leur montrer les maillots et sous-vêtements qu’il leur avait volés.

D’autres images saisies dans ses appareils électroniques démontrent qu’il filmait parfois l’intérieur des maisons.

L’individu est accusé de possession de pornographie juvénile, de harcèlement criminel, de vol, de nudité dans un endroit public, de méfait, de voyeurisme, de leurre de personne mineure et de transmission d’images sans le consentement d’autrui.

La juge Desaulniers a précisé que la preuve soumise lors de l’enquête sur remise en liberté semblait accablante.

Elle a souligné le « caractère insolite et inquiétant » de cette histoire, ainsi que la répétition des gestes allégués de l’accusé.