Il a fallu presque six ans pour régler une affaire de tentative de vol de cuivre d’une valeur de 20 000 $ à l’usine Fortress de Thurso.

Vol de cuivre réglé six ans plus tard

Il a fallu presque six ans pour régler une affaire de tentative de vol de cuivre d’une valeur de 20 000 $ à l’usine Fortress de Thurso.

Le seul suspect arrêté dans cette affaire, Julien Côté, a pris le chemin de la prison mercredi, pour un peu plus de cinq mois. L’accusé de 50 ans a été reconnu coupable de conduite dangereuse et de tentative de vol, mais il nie toujours être l’auteur du crime.

Le 17 décembre 2013, des agents de sécurité ont aperçu des suspects qui déneigeaient frénétiquement un tas de morceaux de cuivre, dont la valeur est estimée à 20 000 $.

Selon la Couronne, M. Côté aurait répondu du tac au tac aux gardiens qu’il était un sous-traitant, et qu’il avait reçu le contrat de récupération du métal sur le terrain de l’usine.

Les agents de sécurité savaient que l’entreprise ne faisait plus affaire avec de tels sous-traitants depuis des mois.

Ce faisant, le suspect a rapidement monté dans sa minifourgonnette pour déguerpir. Cette course folle aurait pu être regrettable pour un des agents, qui a été accroché par un des rétroviseurs de la minifourgonnette du suspect.

Les individus sont repartis sans métal, et sans être arrêtés.

La Sûreté du Québec a mis trois ans avant de mettre la main sur M. Côté en 2016, à la suite d’une identification par parade au poste de police.

Le dossier a été retardé après la première comparution, à cause du départ à la retraite de son premier avocat, et d’autres remises imputables à la défense.

C’est pour ces raisons que l’arrêt Jordan sur les délais judiciaires n’a pas été évoqué, et que l’affaire n’a pas fait l’objet d’arrêt des procédures.

La nouvelle avocate au dossier, Me Sophie Cadieux, a mentionné à la juge Rosemarie Millar qu’elle avait tenté de convaincre son client de ne pas accepter l’offre de la Couronne. La défense aurait voulu plaider pour une sentence moins lourde.

Mais le dernier mot est allé à son client, qui a accepté l’offre du ministère public pour une peine de 175 jours.

« Monsieur a quand même décidé d’accepter cette sentence, alors c’est son choix », a dit l’avocate au palais de justice de Gatineau, mercredi

Une période de probation de douze mois devra être respectée à la fin de cette peine de prison.

Me Cadieux a mis en lumière le rapport présentenciel positif de son client. L’individu a un travail régulier et pourra reprendre ses activités professionnelles à sa sortie du centre correctionnel.