Même si la Sûreté du Québec a ouvert une enquête pour retrouver ses 2000 plants d’ail volés la semaine dernière, la copropriétaire des Jardins Côte à Côte à Shefford, Lyne Fortin, nourrit peu d’espoir de les récupérer. Et elle souhaite maintenant passer à autre chose.

Vol de 2000 plants d’ail: peu d’espoir de les récupérer

Même si la Sûreté du Québec a ouvert une enquête pour retrouver ses 2000 plants d’ail volés la semaine dernière, la copropriétaire des Jardins Côte à Côte à Shefford, Lyne Fortin, nourrit peu d’espoir de les récupérer. Et elle souhaite maintenant passer à autre chose.

Lyne Fortin n’aurait jamais cru que le vol nocturne de ses plants d’ail susciterait autant d’intérêt, alors que la nouvelle a pratiquement fait le tour du Québec.

La publication, par un mystérieux vendeur, d’une annonce sur Kijiji pour la mise en vente urgente de 2000 plants d’ail lui a en outre valu de très nombreux courriels de citoyens qui y voyaient un lien avec sa mésaventure.

L’annonce sur Kijiji a depuis été modifiée. « Cette annonce est une blague. Je ne suis pas le génie ayant commis le vol des 2000 plants d’ail. Cet acte criminel est évidemment de très mauvais goût et je ne supporte en aucun cas ce comportement misérable. Je souhaite nullement en faire la promotion », a écrit son auteur.

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La porte-parole de la Sûreté du Québec, Aurélie Guidon, confirme qu’une enquête est en cours, mais elle ne peut confirmer si l’auteur de l’annonce sur Kijiji sera rencontré.

« On ne retrouvera pas notre ail, c’est certain. La probabilité que quelqu’un se fasse arrêter dans un cas comme ça est assez faible, je crois. Ce n’est pas évident d’être capable de dire que cet ail-là vient de tel endroit », estime cependant Lyne Fortin.

En acceptant de raconter sa mésaventure, celle-ci souhaitait surtout passer « un message » pour que « les gens soient conscients que de l’ail avait été volé et qu’ils n’achètent pas des choses sans savoir d’où ça vient ». « Ça vaut pour à peu près n’importe quoi, dans le fond », ajoute Mme Fortin.

Celle-ci veut maintenant tirer un trait sur ces événements.

« Là, on avance. On travaille sur notre champ pour planter. Il faut passer à autre chose. On a eu un beau capital de sympathie. Ça fait du bien. Mais il faut avancer. Tout ça demeure bizarre. Mais je ne me ferai pas justice à moi-même en poursuivant des annonces que je trouve douteuses. Si la police juge qu’elle peut faire quelque chose, qu’elle le fasse. Sinon, il n’y a rien d’autre qu’on puisse faire », conclut Lyne Fortin.