Valérie Poulin Collins, lors de son passage en cour en mai 2016. Elle a été arrêtée de nouveau ce mercredi, à Trois-Rivières, pour bris d’engagement.

Valérie Poulin Collins arrêtée de nouveau

TROIS-RIVIÈRES — Valérie Poulin Collins, cette jeune femme qui avait enlevé un poupon âgé d’à peine une journée le 26 mai 2014 à l’hôpital de Trois-Rivières, a de nouveau été arrêtée, a appris Le Nouvelliste. Selon nos informations, la jeune femme n’aurait pas respecté certaines des conditions émises dans le cadre de sa probation qu’elle doit respecter jusqu’en 2019, elle qui avait été condamnée à une peine de 31 mois de détention pour son délit.

Aujourd’hui âgée de 25 ans, Valérie Poulin Collins devait, dans le cadre de sa probation, avoir un suivi psychologique serré tout le long de sa probation. Or, selon nos informations, la spécialiste qui la suivait de façon bénévole jusqu’à récemment aurait depuis peu quitté le pays. Depuis son départ, aucun autre suivi psychologique n’aurait été fait, et il ne semble pas que des démarches aient été entreprises par la jeune femme pour que ce suivi puisse se poursuivre ailleurs.

Dans les circonstances, le tribunal a émis un mandat d’arrestation le 23 juillet contre Valérie Poulin Collins. La jeune femme s’est finalement présentée d’elle-même au palais de justice le 25 juillet et a été mise en état d’arrestation, puis a comparu sous deux chefs d’accusation de bris d’engagement.

On lui reproche de ne pas s’être conformée à deux conditions, soit celle de suivre et compléter les thérapies et traitements suggérés par l’agent de probation, notamment en ce qui concerne la gestion de la colère, de même que celle de respecter son suivi psychiatrique avec tout médecin psychiatre ou autre docteur référé et prendre la médication prescrite par celui-ci.

Valérie Poulin Collins a été remise en liberté sous un engagement de se présenter à la cour le 31 juillet avec en main la preuve qu’elle aura pris un rendez-vous avec un spécialiste pour assurer son suivi et ainsi respecter les conditions de sa probation. Elle sera donc de retour devant le juge mardi prochain à Trois-Rivières.

Rappelons que Valérie Poulin Collins avait enlevé la petite Victoria en se faisant passer pour une infirmière, le 26 mai 2014 à Trois-Rivières. Après le déclenchement d’une alerte Amber, la jeune femme avait été reconnue par quatre jeunes et retrouvée chez elle avec le poupon en bonne santé, qui avait été rendu à ses parents quelques heures après l’enlèvement. L’histoire avait fait le tour du monde.

L’accusée avait été condamnée à 31 mois de détention, moins la détention préventive, ce qui équivalait à deux ans moins un jour de prison. Elle avait été libérée le 28 février 2016, au deux tiers de sa peine, mais devait respecter une probation de trois ans.

À sa sortie de prison, elle avait été envoyée en thérapie fermée au Pavillon de l’Assuétude de Shawinigan pendant un peu plus de trois mois, avant de commencer sa réinsertion sociale vers le mois de juin 2016. En mai 2017, elle avait obtenu du tribunal un assouplissement de ses conditions de remises en liberté, elle qui souhaitait pouvoir se rendre dans un parc d’attractions de Montréal, en plus d’obtenir le droit de circuler sur des pistes cyclables, mais sans toutefois avoir le droit de se rendre dans des parcs, puisqu’elle ne pouvait se trouver à proximité de lieux où des enfants de moins de dix ans étaient susceptibles de se trouver.