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L’Association des pompiers et pompières de Val-des-Monts (APPVDM) sonne l’alarme concernant la suspension temporaire par l’employeur du service de premiers répondants pour les appels médicaux dans la municipalité.
L’Association des pompiers et pompières de Val-des-Monts (APPVDM) sonne l’alarme concernant la suspension temporaire par l’employeur du service de premiers répondants pour les appels médicaux dans la municipalité.

Val-des-Monts: suspension du service de premiers répondants offert par les pompiers

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
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L’Association des pompiers et pompières de Val-des-Monts (APPVDM) sonne l’alarme concernant la suspension temporaire par l’employeur du service de premiers répondants pour les appels médicaux dans la municipalité.

Cette décision de la direction du Service des incendies de Val-des-Monts est en vigueur depuis le 2 avril à la suite de la réception d’un rapport de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) concernant une plainte de l’Association sur l’habillement des premiers répondants en lien avec la COVID-19.

Notamment, de nouveaux équipements de protection ont été ajoutés, comme une jaquette médicale s’arrêtant à mi-genoux. Selon la CNESST, cette jaquette n’est pas adéquate pour protéger les premiers répondants lors d’appels médicaux.


« Les appels médicaux sont immédiatement envoyés aux ambulanciers. Ça a été organisé vendredi dernier. En ce qui concerne les incendies ou les accidents de la circulation ou des incidents comme des arbres qui s’effondrent, les pompiers sont toujours là. »
Jacques Laurin, maire de Val-des-Monts

Habillement

L’employeur veut de son côté que les habits de combat (bunker) ne servent que pour les incendies ou lors d’appels ne nécessitant pas d’intervention médicale.

«À partir de ce moment, le port du bas d’habit de combat a été proscrit de la part de l’employeur. Certains pompiers ont donc soulevé le fait qu’ils étaient moins protégés qu’avant au niveau des genoux», a expliqué l’APPVDM, tout en ajoutant que les pompiers qui décident de revêtir leur pantalon de pompier, une protection pour les protéger contre les liquides biologiques lors de certaines interventions médicales, s’exposent à des réprimandes.

Le vice-président Santé et sécurité de l’APPVDM, Samuel Sarault, a aussi indiqué que la jaquette, une recommandation de la Santé publique, «n’est pas imperméable et se brise facilement».

700 appels annuels

Le service de premier répondant est un important champ d’action des sapeurs de Val-des-Monts alors qu’il représente 50% des 700 appels annuels, a fait valoir l’APPVDM.

«L’Association considère qu’il est dangereux de mettre en péril la sécurité des citoyens alors que les pompiers possèdent déjà tous les équipements de protection nécessaires pour répondre aux normes du rapport de la CNESST», a-t-elle plaidé dans un communiqué.

Le maire de Val-des-Monts, Jacques Laurin

Trouver des solutions

Le maire de Val-des-Monts, Jacques Laurin, a indiqué en entrevue au Droit que la Municipalité et le service des incendies ont tôt mardi commencé le défrichage de la problématique afin de trouver des solutions.

«On attend des réponses du CISSSO [Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Outaouais], évidemment, et on verra comment on fera l’application des recommandations de la CNESST. On devrait avoir des solutions cette semaine pour répondre aux attentes de toutes les parties», a-t-il partagé.

M. Laurin a en outre ajouté que la sécurité de la population n’est pas compromise.

«Les appels médicaux sont immédiatement envoyés aux ambulanciers. Ça a été organisé vendredi dernier. En ce qui concerne les incendies ou les accidents de la circulation ou des incidents comme des arbres qui s’effondrent, les pompiers sont toujours là. Les pompiers continuent d’intervenir lors d’accidents pour sécuriser les lieux et les personnes. Le médical, ce sont les ambulanciers qui s’en occupent», a-t-il spécifié.