Ian Bush

Une nouvelle peine de prison à vie pour Ian Bush

La sentence est symbolique, mais importante aux yeux de la famille de feu Ernest Côté. Son agresseur, Ian Bush, écope d’une quatrième peine de prison à vie, cette fois pour tentative de meurtre.

Bush purge déjà trois peines de prison à vie pour les meurtres crapuleux du juge Alban Garon, de sa femme Raymonde et de leur amie Marie-Claire Beniskos, à Ottawa.

Le juge Robert Beaudoin a qualifié Ernest Côté de héros.

L’homme, vétéran de la Deuxième guerre mondiale, décédé à 101 ans de cause naturelle, a fait le débarquement de Normandie en 1944.

Il a eu une carrière bien remplie dans la fonction publique.

Le 18 décembre 2014, il a survécu à sa tentative de meurtre, et a gardé le sac de plastique que Bush lui avait mis sur la tête dans le but de l’asphyxier.

En gardant ce sac sur la tête, et après y avoir percé un trou, il a alerté les services d’urgence, et a dit aux policiers que l’ADN du suspect se trouverait possiblement sur le sac et le ruban utilisé, car l’agresseur avait enlevé un gant pour mieux attacher le sac sur sa tête.

«Il a non seulement sauvé sa vie, aidé à résoudre un triple meurtre survenu quelques années auparavant, mais il a aussi sauvé la vie d’autres personnes, car Ian Bush avait une liste d’autres personnes à assassiner», a déclaré le juge Beaudoin.

La Couronne demandait une peine de prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.

La défense demandait une peine de 7 à 10 ans.

Ian Bush est resté impassible dans le box des accusés, mercredi. Fidèle à son habitude, il a esquissé quelques sourires en coin pendant le prononcé de sa sentence.

Bras croisés, il a regardé à quelques reprises l’horloge de la salle d’audience, attendant de connaître la décision du magistrat, qui a livré un jugement détaillé.

Il a parfois fermé les yeux, tête appuyée sur la vitre arrière du box, immobile.

La journée du crime, Bush voulait voler l’argent et les cartes bancaires de l’ainé, dans sa résidence. Il a pris la fuite, mais a été arrêté quelques jours plus tard.

Il avait tenté de se faire passer pour un employé de la Ville d’Ottawa afin d’accéder au logement de M. Côté.

Le juge s’est entre autres appuyé sur le modus operandi, fort semblable dans ce cas et dans son triple meurtre.