Une mère de 29 ans accusée d'agression sexuelle sur sa fille par le biais de la complicité.

Une mère accusée d'avoir aidé un sexagénaire à agresser sa fille de neuf ans

Pour avoir laissé sa fille de neuf ans devenir la «blonde» de Carol Pelletier, 61 ans, une femme de Lotbinière est accusée d’agression sexuelle, contacts sexuels et incitation à des contacts sexuels.

Pelletier a été condamné à six ans de pénitencier, le 21 mars, pour avoir entretenu durant trois ans une liaison avec une enfant âgée au départ de neuf ans.

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Lorsqu’il vivait en Mauricie, Pelletier était d’abord devenu ami et pourvoyeur de la famille de cette petite.

Quatre mois après leur rencontre, Carol Pelletier touche l’enfant une première fois. L’enfant est nue dans son lit. Il caresse sa vulve durant de longues minutes.

Au fil des mois, les contacts sexuels se répètent, passant des gestes de masturbation mutuelle, à la fellation, au cunnilingus jusqu’à une dizaine de relations sexuelles complètes.

La liaison s’est poursuivie lorsque Pelletier et la famille de l’enfant sont déménagés dans la région de Lotbinière.

La situation a été dénoncée à la police au printemps 2018, lorsque la jeune soeur de la victime a filmé les attouchements.

Lorsque le sexagénaire a plaidé coupable, la procureure de la Couronne Me Mélanie Dufour a indiqué au tribunal que la mère de la plaignante était au courant des gestes. Selon la poursuite, la mère a souvent été reconduire sa fille chez Pelletier.

Elle savait aussi qu’en 2017, un signalement avait été fait à la DPJ et qu’un tribunal avait interdit les contacts entre Carol Pelletier et l’enfant.

Même si la mère n’a pas elle-même touché sa fille, elle a aidé à perpétrer l’infraction, estime la poursuite, qui entend démontrer que c'est par le biais de la complicité que la femme a participé à l'infraction. 

La femme de 29 ans est donc accusée d’agression sexuelle, de contacts sexuels et d’incitation à toucher un tiers. Des peines minimales d’un an de prison sont prévues pour ces accusations.

Elle demeure en liberté durant les procédures. Il lui sera interdit de communiquer avec sa fille, sauf selon des procédures établies par la DPJ.