Deux personnes qui ont chuté dans le stationnement glacé des Galeries Maniwaki recevront 11 000$.

Une facture salée pour un stationnement glacé

Un entrepreneur qui était responsable d’épandre de l’abrasif aux Galeries Maniwaki devra assumer la facture de plus de 11 000 $ que le centre commercial a été condamné à verser à deux clients ayant chuté, le même jour, dans le stationnement glacé de l’immeuble de la rue Principale Sud.

Dans deux décisions rendues à la fin décembre devant la division des petites créances de la Cour du Québec, le juge Serge Laurin accueille en partie les recours présentés par une femme et un homme ayant subi des blessures en chutant dans le stationnement des Galeries Maniwaki, le 14 mars 2018.

La dame, une quinquagénaire, a notamment témoigné qu’« il n’y avait pas de sable ni de petites roches ni d’abrasif » lorsqu’elle y a chuté. Elle a subi une entorse lombaire, des contusions à la hanche et son nerf sciatique a été endommagé. Elle réclamait 14 999 $ aux Galeries Maniwaki.

Dans l’autre cas, il s’agit d’un septuagénaire qui tenait sa conjointe par le bras lorsque cette dernière a glissé. L’homme a été entraîné dans sa chute et a subi une fracture à une côte. « Il doit être transporté en ambulance à l’hôpital et l’une des ambulancières chute également en débarquant de l’ambulance », lit-on dans la décision. Cet homme réclamait 14 500 $ au centre commercial.

Dans les deux cas, les demandeurs ont vu leur quotidien être perturbé par les blessures subies.

Un responsable des Galeries Maniwaki a pour sa part fait valoir qu’à son arrivée sur place ce jour-là, vers 6 h 30, il a communiqué avec l’entrepreneur Hubert Chalifoux, responsable du déneigement et de l’entretien du stationnement. Le contrat avec cet entrepreneur prévoyait notamment l’épandage de fondant et d’abrasif.

M. Chalifoux a déclaré avoir procédé à l’épandage dans le stationnement vers 8 h, le 14 mars 2018. « Toutefois, il admet qu’il ne débarque pas de l’épandeuse pour s’assurer qu’il y ait suffisamment de matériaux d’épandus dans le stationnement et pour s’assurer qu’il n’est pas glissant », lit-on dans une des décisions.

La preuve dans ces dossiers aura permis de déterminer qu’environ 14 personnes sont tombées dans le stationnement le même jour. Alors que le tribunal conclut que les Galeries Maniwaki « ont été négligentes dans l’entretien du stationnement », le juge note que l’entreprise a démontré que M. Chalifoux « a mal exécuté ses obligations d’entretien du stationnement en ne s’assurant pas qu’il avait épandu suffisamment de matériaux ». « Il n’a pas agi selon les règles de l’art, est-il ajouté. En conséquence, il n’a pas honoré ses engagements contenus au contrat de service et il est tenu de réparer le préjudice qu’il a causé aux Galeries Maniwaki. »

Les décisions condamnent ainsi les Galeries Maniwaki à verser un peu plus de 6500 $ à la dame et un peu plus de 5000 $ à l’homme, des montants qui devront toutefois être versés au centre commercial par l’entrepreneur Hubert Chalifoux.