Une équipe de policiers blanchis après une intervention musclée à Ottawa

L’Unité des enquêtes spéciales (UES) blanchit une équipe de policiers ayant eu maille à partir avec un homme qui avait tenté de désarmer un agent, sur le chemin de Montréal, à Ottawa.

L’homme arrêté s’est plaint, lors de sa comparution au palais de justice, d’avoir subi une fracture à l’os orbital pendant cette intervention musclée.

Le 18 août 2019 à 1h, les policiers d’Ottawa ont répondu à de nombreux appels de citoyens inquiets de la conduite dangereuse d’un homme au volant d’une Jaguar dans le secteur Vanier.

Les agents ont interpellé l’homme de 33 ans lorsqu’il est sorti d’un commerce du 175, chemin de Montréal. Le suspect s’apprêtait à reprendre le volant de son véhicule.

Selon le rapport de l’UES, le suspect a tôt fait de résister aux agents qui tentaient de le menotter. Il affirmait aux policiers «qu’il avait l’intention de se battre contre eux».


« [...] Il n’y a aucun motif de porter des accusations criminelles contre tout agent ayant participé à l’arrestation du plaignant. »
Joseph Martino, directeur de l'UES

Les deux agents ont voulu immobiliser le conducteur contre une voiture de service pour le maîtriser, mais ce dernier a pu se défaire de son emprise. Il a frappé son visage contre la portière arrière du véhicule et a donné des coups de pied en direction des policiers.

«Lorsque le plaignant a agrippé l’arme à impulsions de l’agent qui se trouvait sur sa ceinture de service (ce dernier) a réagi en se reculant et en frappant une fois le plaignant à la tempe droite. Ce coup s’est révélé efficace, en ce sens que le plaignant a immédiatement lâché l’arme à impulsions et que les agents ont pu le menotter.»

Une partie de l’intervention a été filmée. Dans cette vidéo, l’UES indique que la mère de l’homme le priait de se calmer et de collaborer avec les forces de l’ordre.

Mais le conducteur de la Jaguar a repris de la vigueur et a maintenu sa résistance.

«Le deuxième agent l’a averti qu’il utiliserait son arme à impulsion électrique s’il n’arrêtait pas. Ce deuxième agent s’est ensuite approché et a envoyé une décharge de son arme à impulsions directement sur le corps du plaignant», résume le directeur de l’UES, Joseph Martino.

«Pour les raisons qui précèdent, conclut M. Martino, il n’y a aucun motif de porter des accusations criminelles contre tout agent ayant participé à l’arrestation du plaignant, et le dossier est clos.»