David-Francis Bursey

Une autre victime dénonce l’ex-moniteur du camp Tim Hortons David-Francis Bursey

La médiatisation d’une affaire d’agressions sexuelles commises par un ex-moniteur du camp Tim Hortons de la municipalité de Pontiac, en 2005 et 2006, a convaincu une autre victime alléguée de parler à la police. Cette fois, les attouchements se seraient produits sur un site d’escalade intérieur de la région d’Ottawa-Gatineau, en juillet 2004.

David-Francis Bursey, résident d’Edmonton, purge depuis la fin du mois d’août une sentence de 20 mois de détention pour attouchements sexuels sur des mineurs.

Il devait se présenter au palais de justice de Gatineau ce lundi, mais son nouveau dossier a été remis à vendredi. L’accusation a toutefois été portée officiellement par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Vieux fantômes

La médiatisation du procès pour agressions sexuelles au Camp Tim, situé dans le secteur Quyon, aurait « réveillé de vieux fantômes » chez le nouveau plaignant, indiquent nos sources. L’individu aurait décidé de parler de son histoire à la police de la MRC des Collines, qui a mené la première enquête dans le dossier de M. Bursey.

En 2005 et 2006, l’agresseur avait touché des participants d’environ dix ans, aux activités du Camp Tim. La chaîne de restaurants Tim Hortons a par ailleurs collaboré à cette enquête. Une des victimes a déclaré au juge, lors du premier procès, qu’elle avait été réveillée en pleine nuit, par le moniteur, pour être touchée au dos, puis aux parties. Un autre jeune avait dit avoir été touché de façon sensuelle, puis de façon plus intrusive.

Selon M. Bursey, les enfants ont mal interprété ses gestes, alors qu’il voulait leur faire une démonstration de ses talents de massothérapeute, une profession à laquelle il aspirait à l’époque.