Des policiers tentaient toujours de convaincre un homme de descendre d’un toit, dans le Vieux-Hull, vendredi.
Des policiers tentaient toujours de convaincre un homme de descendre d’un toit, dans le Vieux-Hull, vendredi.

Un siège de plus de 27 heures dans le Vieux-Hull

Le siège policier dans le Vieux-Hull aura finalement duré plus de 27 heures. Les policiers du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) ont procédé à l'arrestation de l'individu barricadé dans une résidence de la rue Pilon peu après 15h30 vendredi.

Depuis jeudi, l'homme en crise refusait de se rendre aux autorités.

Plusieurs résidentes avoisinantes ont notamment dû être évacuées par mesure de précaution.

«Considérant la nature menaçante des propos tenus par l'individu envers lui-même, un périmètre de sécurité a été érigé», explique le SPVG.

Une escouade tactique a entouré la résidence, et des agents négociateurs ont tenté de maintenir un dialogue afin de calmer le jeu et «d'obtenir une reddition pacifique de l'individu», en vain.

L'unité canine du SPVG était sur place.

«Il a refusé de collaborer avec les policiers, affirme le corps policier gatinois. Malgré une communication quasi constante qui s'est poursuivie tout au long de la nuit et de la journée, sans que l'individu ne trouve le sommeil, l'individu a continué à refuser de collaborer et il s'est finalement réfugié dans un endroit difficile d'accès et à espace restreinte.»

L'homme, connu des policiers, a finalement été arrêté après une intervention de plus de 27 heures. Il a également été transporté à l'hôpital afin d'y recevoir des soins, notamment pour des blessures mineures «qu'il s'est lui-même infligées».

Une vingtaine de policiers ont été mobilisés pour la durée de l'opération, en plus de partenaires externes.

«Le SPVG a dû faire appel à divers partenaires au cours de l'opération, dont des ingénieurs pour évaluer la structure de la maison afin d'assurer une intervention sécuritaire pour l'ensemble des partis impliqués. Des mesures hors de l'ordinaire ont dû être utilisées pour sortir l'individu de sa maison.»

L'enquête se poursuit.