Simon Castonguay

Un présumé proxénète arrêté

Trois-Rivières — un jeune homme de 19 ans, Simon Castonguay de Trois-Rivières, fait face à la justice pour s’être livré à des présumés délits de proxénétisme auprès de deux jeunes femmes, dont une mineure, en 2018 et 2019.

Lors de sa comparution qui a eu lieu mardi après-midi au palais de justice de Trois-Rivières, il a été formellement accusé d’avoir incité deux personnes à offrir ou à rendre des services sexuels moyennant rétribution et d’avoir exercé un contrôle, une direction ou une influence sur les mouvements de ces personnes. Du coup, il doit aussi répondre à des accusations d’avoir bénéficié d’un avantage pécuniaire ou autre sachant qu’il provenait de la commission des infractions. 

Dans le cas de l’une des plaignantes au dossier, il se serait également livré à des voies de fait contre elle, l’aurait menacée de mort ou de lui causer des lésions, et aurait tenté d’entraver le cours de la justice en lui demandant de retirer sa plainte. Enfin, il est accusé de possession de cocaïne. Un total de huit accusations a donc été porté contre lui. 

Selon ce qu’on a pu apprendre à la lecture de l’acte d’accusation, l’une des présumées victimes était âgée de 14 ans au moment des délits en 2018 alors que la seconde avait 20-21 ans lorsqu’elle aurait été incitée à se prostituer entre février 2018 et mars 2019. 

L’enquête a été initiée par le service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec il y a quelques mois. Tel que l’a précisé la sergente Hélène Nepton, porte-parole de la SQ, l’enquête aurait révélé que le suspect aurait tout d’abord fourni des stupéfiants aux jeunes filles au point de créer une accoutumance. Il les aurait ensuite obligées à se prostituer pour rembourser leurs dettes. 

Le suspect a été arrêté vendredi par la Sûreté du Québec en collaboration avec la direction de la police de Trois-Rivières. 

Compte tenu de la nature des délits qui lui sont reprochés, il y a eu objection à sa remise en liberté. Son enquête sur caution a été fixée au jeudi 4 juillet. Notons qu’il s’expose à une peine minimale de cinq ans s’il est déclaré coupable.