Le Gatinois Shakti Ramsurrun est en attente de son procès pour triple meurtre depuis 2012.

Un présumé meurtrier veut faire cesser les procédures

En attente de son procès pour triple meurtre depuis 2012, un Gatinois originaire de l'Île Maurice veut faire cesser toutes les procédures entamées contre lui pour délais déraisonnables.
L'avocat de Shakti Ramsurrun, Me Richard Dubé, veut faire valoir les nouvelles exigences de l'arrêt Jordan forçant les tribunaux à donner une date de procès dans les 18 mois à la Cour du Québec, et de 30 mois à la Cour supérieure.
Le procès devant jury pour les meurtres de son ex-conjointe Anne-Katherine Powers, de la mère de celle-ci, Louise Leboeuf, et de son beau-père, Claude Lévesque, doit avoir lieu en avril à la Cour supérieure.
Les meurtres ont été commis le 24 mai 2012, dans le secteur Aylmer.
« C'est un problème systématique de manque de ressources dans le district judiciaire de l'Outaouais », explique Me Dubé.
L'avocat évoque le manque de juges, et de salles pouvant accueillir des jurés.
« Cinq ans sans procès, c'est très long », commente l'avocat.
Le procureur du prévenu donne l'exemple de l'ex-militaire Adam Picard, un homme de 33 ans accusé de meurtre en 2012, et libéré à Ottawa en novembre dernier. L'avocat de l'accusé, Me Lawrence Greenspon, avait fait valoir ces nouvelles règles de la Cour suprême. Les quatre années passées en détention préventive ont valu à son client d'être libéré pour délais déraisonnables. 
Un bébé
Shakti Ramsurrun aurait tué ses victimes dans la résidence familiale, où il habitait aussi. Il aurait utilisé une arme blanche. Après les faits, le jeune homme s'était arrêté au club de golf Rivermead, là où il travaillait. 
La couple a eu un enfant, qui avait 15 mois au moment des faits. Ce dernier n'avait pas été blessé. Le père avait le bébé avec lui lors de son arrestation.