L’agent Pierre-François Blais a été blanchi sur les six chefs déposés contre lui en déontologie.

Un policier gatinois blanchi en déontologie

Un policier de Gatineau est blanchi par le Comité de déontologie, d’avoir tenu des propos racistes envers une personne en état d’arrestation, en 2012.

Selon la décision rendue publique lundi matin, Pierre-François Blais « s’est comporté de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction à l’égard de M. Walid Benmoussa », soit le plaignant dans cette affaire.

L’arrestation au cœur de cette affaire s’est produite le 16 août 2012. Il s’agissait d’une intervention pour possession de drogue.

M. Benmoussa dit avoir été traité d’« esti de rapace » par les policiers.

Or, cette déclaration est attribuable à un autre policier, l’agent Charles Carpentier, qui travaillait avec l’agent Blais à ce moment.

L’agent Carpentier a déjà plaidé coupable, et reconnu qu’il était l’auteur de ces paroles disgracieuses, devant le Comité de déontologie policière.

L’agent Blais a été blanchi sur les six chefs déposés contre lui en déontologie, soit d’avoir utilisé un  langage injurieux, d’avoir manqué de respect et de politesse, d’avoir tenu des propos discriminatoires fondés sur l’origine ethnique, des propos discriminatoires fondés sur la religion, d’avoir mis en le système de chauffage du véhicule de patrouille sans que ce soit nécessaire (en plein été), et d’abus d’autorité par l’intimidation.

Trois des chefs ont été retirés par manque de preuve, alors que d’autres ont été finalement été attribués au confrère policier de l’agent Blais. Un dernier chef a été retiré, puisque le tribunal n’a pas cru une partie de la version du plaignant, relativement au chauffage de la voiture. L’agent Blais a dit, lors des audiences, qu’il avait fermé les fenêtres de la voiture parce que le prévenu était bruyant. Il aurait ensuite mis en marche le système d’air conditionné.

L’agent Blais a été blanchi à chacune de ses trois apparitions devant le Comité de déontologie.