Raymond Turmel propose de louer des serres perquisitionnées par la Sûreté du Québec en octobre dernier.

Un militant qui a de l'initiative

Le coloré militant pour la légalisation du cannabis, Raymond Turmel, songe à louer les serres sous-terraines démantelées cet automne dans le cadre de l'importante frappe policière Nouage, en Outaouais.
M. Turmel veut non seulement produire du cannabis thérapeutique dans ces serres, mais il veut représenter certains des accusés du dossier Nouage, en devenant une sorte de « coordonnateur des droits des accusés en matière de cannabis ».
Raymond Turmel connaît bien les lois sur le cannabis, en particulier celles sur la marijuana thérapeutique. Il a milité et s'est longtemps battu devant les tribunaux pour avoir le droit d'en consommer. Il a été l'un des premiers au pays à obtenir son permis. « J'ai parlé (à quelques accusés) et ils m'ont demandé conseil sur la façon d'obtenir de tels permis », a dit M. Turmel, de passage au palais de justice, vendredi.
En octobre dernier, l'Escouade régionale mixte arrêtait 21 personnes en Outaouais, dont les présumées têtes dirigeantes Yann Maisonneuve et Hugues Mongeon.
Des représentants de la Sûreté du Québec avaient dit, à l'époque, que les serres étaient particulières. Selon l'enquête policière, les installations pour cultiver la plante étaient situées sous des garages résidentiels, dans le sol et à l'abri des regards. Les aménagements - garages et installations - étaient présumément financés par les responsables du réseau. Depuis cette frappe, les sous-sols de ces garages sont vides.
« Ils ne servent à rien, dit M. Turmel. Pourquoi je ne pourrais pas les louer ? », s'interroge-t-il.
Il sait bien que son idée est, à tout le moins, « originale ».
Le dossier des suspects de l'opération Nouage n'est toujours pas clos, au palais de justice de Gatineau.
Le gouvernement Trudeau a promis, en campagne électorale, de légaliser le cannabis en 2017.