Cette série d’incendies criminels a tenu les pompiers et policiers de Gatineau entre le 24 août 2018 et le 20 mars 2019.
Cette série d’incendies criminels a tenu les pompiers et policiers de Gatineau entre le 24 août 2018 et le 20 mars 2019.

Un incendiaire repentant obtient une seconde chance

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Un incendiaire ayant fait des siennes pendant six mois dans les rues de Gatineau obtient une deuxième chance du tribunal.

Après avoir allumé ou tenté d’allumer 14 incendies, l’homme dans la vingtaine fait aujourd’hui preuve d’une « exceptionnelle » reprise en main, indique un juge.

Cette série d’incendies criminels a tenu les pompiers et policiers de Gatineau entre le 24 août 2018 et le 20 mars 2019.

Selon l’enquête policière, Daniel Morin-Duchesne, 27 ans, a sévi sur les terrains de la compagnie Ventrex, sur le boulevard Fournier, et à des adresses résidentielles des rues Lambert, Garneau et Dusseault. 

Les pompiers sont aussi intervenus à la Maison Charron, au parc Jacques-Cartier.

Les incendies étaient allumés dans des conteneurs, des bacs, des poubelles ou un abri Tempo.

Le comportement de l’incendiaire était relié à sa grande consommation d’alcool et de drogue de synthèse. 

« Ses passages à l’acte s’avèrent intimement reliés à son trouble de toxicomanie qui est devenu une stratégie d’adaptation face à sa détresse psychologique », explique le juge Richard Laflamme.

Le suspect est passé aux aveux à la suite de son arrestation.

Le magistrat a par ailleurs souligné que ce dernier a depuis ce temps entamé des thérapies et a trois emplois. 

« L’accusé s’est mobilisé d’une façon exceptionnelle pour vaincre sa dépendance et réintégrer une vie sociale conforme aux normes », lit-on dans la décision de la Cour du Québec rendue le 6 novembre. « C’est avec fierté qu’il témoigne être abstinent de drogue depuis 18 mois. »

La Couronne demandait une peine d’emprisonnement de 12 à 15 mois. 

Le juge Richard Laflamme a penché du côté de la défense, qui demandait une période de probation de trois ans pendant laquelle son client s’engageait à faire 240 heures de travaux communautaires.

Le Gatinois s’est par ailleurs engagé à rembourser ses victimes. « Il exprime des remords sincères », écrit le magistrat.