L'homme aurait tenté de faire diversion au moment où sa conjointe se faisait appréhender pour conduite avec les capacités affaiblies.

Un homme de Cantley appréhendé pour avoir tenté d’épargner sa conjointe

Tel est pris qui croyait prendre. Un homme de Cantley s’est mis les pieds dans le plat en tentant de détourner l’attention de la police, alors que sa conjointe était en état d’arrestation.

Dans la nuit de dimanche à lundi, la police de la MRC des Collines a procédé à l’arrestation d’une conductrice en état d’ébriété. Au moment où celle-ci était en train d’échouer au test de l’ivressomètre, le service de police a reçu un appel concernant une bagarre dans un commerce des environs.

Cet appel — on l’ignorait à ce moment — était pourtant lié à la première affaire.

« Arrivés dans le commerce, explique le sergent Martin Fournel, les agents se sont rendu compte qu’il n’y avait jamais eu de bagarre ni problème. Toutes les personnes sur place étaient catégoriques. C’est alors que nous avons conclu que l’objet de cet appel était mensonger. »

Il est devenu évident, dans cette courte enquête, que l’appel avait été fait par le conjoint de la conductrice éméchée, dans le but de détourner l’attention des policiers.

Ce conjoint aurait eu connaissance de l’arrestation de la femme, et tenté de faire diversion au même moment.

« Il semble que l’homme a cru qu’en nous appelant, les agents qui procédaient à l’arrestation de madame allaient “lâcher prise” et accourir à l’endroit où se déroulait la prétendue bagarre. »

Le « plaignant » n’avait pas conscience que le service de police de la MRC des Collines était capable d’envoyer d’autres agents sur une deuxième scène d’intervention.

La femme a finalement été conduite au poste de police, et accusée de conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool.

Le conjoint s’est rendu au poste de police pour raccompagner sa conjointe, à la maison.

Mais, il s’est, en fait, jeté dans la gueule du loup.

Il a été, lui aussi, appréhendé.

Une accusation sommaire de méfait public pourrait aussi être déposée contre lui, parce qu’il a communiqué avec la police sans raison valable et dans un but trompeur. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales étudie son dossier.

De plus, les agents lui ont remis des constats d’infraction pour avoir conduit sans porter sur lui son permis de conduire et ses papiers d’assurances.

La femme doit comparaître en mai pour conduite avec capacités affaiblies par l’alcool.