En détention préventive depuis juillet 2018, Jérôme André Morrissette a été libéré de trois chefs de harcèlement et d’un chef de possession de pornographie juvénile.

Un Gatinois acquitté de harcèlement criminel d'une adolescente

Un trentenaire amoureux d’une adolescente a été acquitté de harcèlement criminel à son endroit, le mois dernier, à Gatineau. La juge qui a entendu l’affaire a indiqué que, même si elles étaient dérangeantes, les seules pensées de Jérôme André Morrissette ne s’étaient pas traduites en gestes criminels.

L’homme de 35 ans a été acquitté sur toute la ligne, le 4 février dernier. En détention préventive depuis juillet 2018, le Gatinois a été libéré de trois chefs de harcèlement et d’un chef de possession de pornographie juvénile.

Dans ce dernier cas de pornographie juvénile, la juge Alexandra Marcil a conclu que la Couronne n’avait pas déposé un chef d’accusation reflétant les gestes de l’accusé. Celui-ci aurait peut-être « accédé » à de la pornographie juvénile, sans toutefois être en sa « possession ».

Concernant les trois chefs de harcèlement criminel, la magistrate a expliqué qu’on ne pouvait criminaliser un individu pour ses seules pensées.

Cet acharnement envers l’adolescente, qui a débuté en 2014 alors qu’elle était âgée de 13 ans, aura duré quatre ans, déplore la famille.

Selon le ministère public, il aurait incessamment visité son compte Instagram et tenté d’entrer en contact avec elle, en se rendant dans les mêmes lieux publics. Le père de la jeune fille l’a « reviré de bord » un jour de Saint-Valentin, alors que le trentenaire « s’était mis beau » pour aller visiter celle qu’il aimait.

L’avocate de la défense, Me Mélina Cham, a précisé que son client n’avait pas communiqué directement avec l’adolescente, lorsqu’il se trouvait aux mêmes endroits. Il aurait, chaque fois qu’on lui demandait, quitté les lieux.

Arrêté de nouveau

L’adulte était à peine sorti de prison, au début du mois dernier, que le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) l’a cueilli à nouveau. Voulant s’assurer que M. Morrissette se tienne loin de la jeune fille en question, le SPVG l’a arrêté pour le faire comparaître à nouveau devant un juge, cette fois, dans le cadre de l’article 810 du Code criminel.

En se soumettant à l’article 810, un justiciable s’engage à respecter des conditions, dont celle de ne pas troubler l’ordre public ou d’importuner la jeune fille. M. Morrissette conteste cependant cette demande de 810.

Son audition devant juge est prévue en avril.