Derek Trépanier est accusé de possession de drogue et de biens criminellement obtenus, d'abus de confiance, de corruption de fonctionnaire et de menaces de mort.

Un gardien de prison s’enfonce encore plus

Déjà en eaux troubles parce qu’il est accusé de corruption, un agent correctionnel est de retour derrière les barreaux pour menaces de mort.

Derek Trépanier, 35 ans, est déjà accusé de possession de drogue et de biens criminellement obtenus, et d’abus de confiance. Le chef le plus grave est toutefois celui de corruption de fonctionnaire, qui est passible d’une peine maximale de 14 ans de prison.

Selon nos sources, le gardien de prison, aujourd’hui suspendu, travaillait à la guérite de l’établissement de la rue Saint-François lorsqu’il a été interpellé par les autorités, en septembre 2017.

Le prévenu avait été remis en liberté en attendant la suite des procédures judiciaires dans ce dossier.

Le même individu n’a pas eu la même chance, cette semaine, lorsqu’il a été arrêté à nouveau, a appris Le Droit.

Le Service de police de la Ville de Gatineau l’a interpellé pour menaces de mort envers une femme.

Les policiers lui ont passé les menottes aux poignets, jeudi.

Le suspect a comparu vendredi, au palais de justice de Gatineau. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) s’est opposé à sa remise en liberté.

Une enquête sur cautionnement doit avoir lieu mardi prochain.

Les menaces auraient été proférées le 12 mai dernier, dans un message électronique privé.

Lors de sa première arrestation, en septembre 2017, la Sûreté du Québec avait saisi plus de 180 grammes de haschich, plus de 25 grammes de cannabis, plus de 190 comprimés s’apparentant à de la méthamphétamine, près de 100 comprimés qui seraient de la codéine, des téléphones cellulaires ainsi que du tabac de contrebande.

Les dossiers de trafic de drogue et de menaces pourraient être traités séparément.

Dans l’histoire de trafic de drogue, un homme et une femme sont aussi visés par cette affaire de corruption ou de tentative de corruption d’un agent correctionnel. Éric Chénier, 39 ans, et Andréanne Pelletier-Gauthier, 22 ans, sont au banc des accusés.