L’armée a ouvert une enquête le mois dernier pour déterminer si les liens d’un réserviste avec des partis politiques de droite mettaient en contradiction ses convictions personnelles avec les valeurs militaires canadiennes.

Un élève officier lié à des partis de droite a fait l’objet d’une enquête

L’armée a ouvert une enquête le mois dernier pour déterminer si les liens d’un réserviste avec des partis politiques de droite mettaient en contradiction ses convictions personnelles avec les valeurs militaires canadiennes.

L’élève officier Darik Horn a été identifié pendant la campagne électorale par un groupe antiraciste comme l’un des fondateurs et militants du Parti nationaliste canadien, qui se décrit comme «un mouvement basé sur la tradition britannique et chrétienne inhérente à l’histoire du Canada».

Ce parti plaide notamment pour le maintien de la démographie actuelle, composée «d’une majorité de descendants européens», par le biais du retour aux lois très restrictives en matière d’immigration du milieu du XXe siècle.

L’élève officier Horn est également un bénévole actif au sein du Parti populaire du Canada, de Maxime Bernier, qui a aussi des positions tranchées sur l’immigration et le multiculturalisme.

Le colonel Dan Stepaniuk, qui commande la brigade de réserve dont fait partie M. Horn, a déclaré que le problème ne concernait pas spécifiquement les partis politiques. Il s’agissait plutôt de se demander si les opinions de l’élève officier pouvaient être contraires aux valeurs des Forces armées.

Or, l’enquête dans ce dossier s’est achevée à la fin de la semaine dernière sans qu’aucune mesure disciplinaire ne soit prise.

L’armée n’a pas expliqué les motifs de cette décision. M. Horn, quant à lui, a refusé les demandes répétées d’entrevue.