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Les accusations contre le suspect, Raymond Têtu, 51 ans, ont été déposées mardi au palais de justice de Gatineau.
Les accusations contre le suspect, Raymond Têtu, 51 ans, ont été déposées mardi au palais de justice de Gatineau.

Un complotiste accusé d'avoir menacé de mort Justin Trudeau  

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
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Un homme de Val-des-Monts qui a multiplié les théories du complot et tenu des propos violents sur les réseaux sociaux fait face à de nouvelles accusations criminelles, dont menaces de mort ou de lésions corporelles contre le premier ministre Justin Trudeau et sa famille, et contre les parlementaires canadiens.

Les accusations contre le suspect, Raymond Têtu, 51 ans, ont été déposées mardi au palais de justice de Gatineau.

Têtu devait avoir mardi son enquête sur remise en liberté pour des accusations de possession non autorisée d’armes et de dispositifs prohibés et de contravention d’une interdiction de posséder des armes qui avaient été déposées en janvier à la suite d’une perquisition menée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à sa résidence de Val-des-Monts et d’une autre conduite à une adresse à Gatineau.

Raymond Têtu (à droite) en compagnie de Maxime Bernier lors d'un rassemblement du Parti populaire du Canada, à Gatineau, le 18 août 2019.

Menaces

Le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a indiqué que l’acte d’accusation fait état du dépôt d’un chef de menace à l’égard de Justin Trudeau, d’un chef de menace à l’égard des membres du Parlement canadien, d’un chef de menace à l’égard de Justin Trudeau et les membres de sa famille ainsi que d’un chef d’avoir conseillé aux usagers de Twitter de commettre un acte criminel, soit tirer sur des policiers.

L’enquête sur remise en liberté a été reportée au 23 mars. L’avocat de Raymond Têtu, Me Gérard Larocque, a précisé mardi que les procédures pourraient durer une journée ou plus alors qu’il prévoit neuf témoins.

Propos violents

Lors des perquisitions effectuées le 20 janvier, la police avait notamment saisi des mitraillettes, des poings américains, des silencieux pour armes à feu, de la cocaïne et de l’argent contrefait. Au total, 18 armes à feu avaient été saisies par les policiers.

Au total, 18 armes à feu avaient été saisies par les policiers.

Raymond Têtu aurait publié des commentaires sur les réseaux sociaux incitant à la violence contre les forces de l’ordre et aussi à s’en prendre au premier ministre canadien.

Les accusations contre Têtu n'ont pas été prouvées devant un tribunal.