L’accident a fait un blessé grave.

Un blessé grave dans un accident près d’Opitciwan: la poussière en cause?

La Tuque — Une collision entre un véhicule qui sert au transport médical et un camion lourd a fait un blessé grave sur la route menant à la communauté atikamekw d’Opitciwan, mercredi vers l’heure du dîner. Le chauffeur du camion lourd a été arrêté pour un délit de fuite. L’accident a eu lieu au kilomètre 96.

«C’est un camion lourd qui transportait des billots de bois en longueur qui a été impliqué. Le conducteur ne se serait pas immobilisé sur les lieux au moment de l’impact, mais il a été intercepté plus tard. Le conducteur a été mis en état d’arrestation pour délit de fuite. Il va être interrogé par les enquêteurs», a indiqué Christine Coulombe, porte-parole de la SQ.

La Sûreté du Québec n’était pas en mesure de confirmer les causes de l’accident, mais selon la communauté atikamekw, le véhicule qui sert au transport d’évacuation médicale, qui se dirigeait vers un centre hospitalier, aurait percuté des billots de bois qui dépassaient à l’arrière du camion lourd.

«Le chauffeur serait dans un état critique. On ne connaît pas exactement les circonstances, mais vite comme ça, le camion lourd montait probablement une côte, donc au ralenti. Le véhicule qui suivait n’a pas peut-être pas ralenti… Le camion n’a pas arrêté parce qu’il n’a probablement pas senti l’impact», a indiqué le chef de la communauté d’Opitciwan, Christian Awashish.

La collision a eu lieu entre le véhicule servant au transport médical et un camion lourd.

Pour ce dernier, tout porte à croire que la poussière pourrait être en cause dans cet accident.

«On demande d’avoir de l’épandage (d’un abat-poussière) permanent. Dans les rencontres qu’on a avec le ministère, on se fait dire que c’est 160 km de chemin et que c’est possible de le faire seulement deux fois dans l’été […] S’il y en avait à l’année, ça éviterait sans doute ce genre d’accident-là. Il y a beaucoup de trafic et de véhicules lourds hors normes. C’est inévitable. Quand il ne vente pas, la poussière reste beaucoup plus longtemps en suspension», note M. Awashish.

Ce dernier entend bien faire des représentations à la première heure, jeudi, auprès des autorités afin de rendre la route plus sécuritaire.

«Il faut que ça change. Évidemment, un jour, on aimerait avoir une route asphaltée et on éviterait bien des situations malheureuses. On ne veut pas que la situation soit ignorée. On est une grosse communauté de 3 100 personnes et on mérite une infrastructure routière sécuritaire. Ça doit être une priorité».

Christian Awashish ne s’en cache pas, l’accident aurait pu être une véritable catastrophe alors qu’on peut embarquer jusqu’à 15 personnes avec le transport médical.

«C’est un drame et ça aurait pu être encore plus tragique», insiste-t-il.