Plus d’une centaine de pierres tombales ont été renversées au cimetière Notre-Dame d'Ottawa, cette fin de semaine.
Plus d’une centaine de pierres tombales ont été renversées au cimetière Notre-Dame d'Ottawa, cette fin de semaine.

Un autre cimetière ravagé à Ottawa

Un autre cimetière a été la cible d’un vandale, alors que plus d’une centaine de pierres tombales ont été renversées sur un site bien connu de l’est d’Ottawa, cette fin de semaine.

Cette fois, l’incident s’est produit au cimetière Notre-Dame, sur le chemin de Montréal.

Le constable Charles Benoit, de la police d’Ottawa, a confirmé qu’un homme de 43 ans avait été arrêté «peu de temps après les faits», vendredi. Des accusations de méfait ont été déposées contre lui.

Le cimetière était toujours ouvert au public lorsque le quadragénaire a fait des siennes. Le malfaiteur a réussi à faire sa besogne à l’insu des visiteurs et des employés, dans un secteur éloigné. L’individu aurait agi seul.

Lundi, des employés étaient affairés à remettre en place et à réparer les monuments jetés au sol. «C’est un cimetière de 150 ans. Certaines pierres sont très vieilles et n’ont pas de socle, dit le directeur du cimetière, Roger Delage. Puisqu’elles reposent directement au sol, elles peuvent être renversées plus facilement. Elles sont aussi plus fragiles.»

Selon M. Delage, la grande superficie du terrain permet à des intrus d’agir à l’abri des regards d’autres visiteurs. De tels événements malheureux se sont produits en 1982, 2010, 2015, et cette année. «Ce ne sont pas les mêmes personnes, dit M. Delage. Ce sont des gens qui ont un ‘trip’ de tout détruire. Ce n’est pas une affaire de mouvement anticatholique ou francophobe. Souvent, l’alcool est mélangé à tout cela.»

Les responsables du cimetière planchaient déjà avant cet incident sur un projet d’aménagement de nouvelles clôtures empêchant les personnes mal intentionnées de pénétrer sur la propriété en dehors des heures d’ouverture. Il est trop facile, présentement, d’y grimper, admet le directeur. Une clôture à embouts pointus pourrait en décourager d’autres de poser de tels gestes.

«On ne croit pas installer de caméras de surveillance, dit M. Delage. Le terrain est très grand et les nombreux gros arbres cacheraient plusieurs angles.»

Les familles touchées par les événements de la fin de semaine ont été averties par la direction.

En mai dernier, un ou des malfaiteurs ont saccagé des monuments funéraires au cimetière Saint-François de Sales de Gatineau. Un ou plusieurs vandales se sont introduits sur le terrain du boulevard Fournier pour casser des têtes de statuettes représentant des anges. L’enquête se poursuit dans ce dossier.