Le tribunal espère que Martin Dumais rembourse la moitié des sommes subtilisées avant le 31 décembre 2026, et le reste, d’ici le 31 décembre 2034.

Trois ans et demi pour un fraudeur en série

Un fraudeur en série de Gatineau se retrouve derrière les barreaux pour trois ans et demi, après avoir multiplié les faux chèques et les fausses pièces d’identité afin d’obtenir des avances d’argent chez des prêteurs sur salaire.

Martin Dumais, 55 ans, n’a pas préparé de stratagème pour devenir millionnaire. Ses projets visaient plutôt à assouvir sa dépendance au jeu, note le juge Richard Laflamme, dans une récente décision de la Cour du Québec.

L’ensemble des fraudes s’élève à un peu plus de 75 000 $.

Son modus operandi consistait à fabriquer de fausses pièces d’identité et de faux chèques, et à encaisser ceux-ci auprès de prêteurs sur salaire d’Ottawa.

D’ailleurs, M. Dumais savait bien ce qu’il faisait, en changeant régulièrement de succursale Money Mart, à Ottawa, évitant ainsi tout soupçon auprès des commis.

Les victimes sont des entreprises en construction de Gatineau, dont certains étaient ses employeurs.

Le fraudeur, diplômé en administration, avait accès aux comptes des entreprises. D’ailleurs, il leur cachait ses antécédents en semblable matière afin d’obtenir leur confiance, et un poste.

« À sa sortie de prison, mentionne le juge Laflamme, il lui restera encore plusieurs années où il pourra être actif sur le marché du travail. Il sera ainsi en mesure de rembourser, un tant soit peu, les victimes de son agir criminel dont, au premier plan, les employeurs qu’il a floués. »

Le tribunal espère que M. Dumais rembourse la moitié des sommes subtilisées avant le 31 décembre 2026, et le reste, d’ici le 31 décembre 2034.

L’accusé devra se trouver une autre façon de rembourser ses dettes qu’en exerçant le même métier qu’auparavant, puisque la justice lui interdit à vie d’occuper un emploi ou une opposition de bénévole « dans le cadre où il exerce ou exercerait un pouvoir sur les biens immeubles, de l’argent ou les valeurs d’autrui ».

Ses premières fraudes — cette foi envers ses parents — remontent à la fin des années 1990.