Hydro Ottawa a tenu une journée visant à faire la promotion de ses monteurs de ligne, un métier à risque qui est pratiqué dans des conditions qui sont rarement optimales.

Travailler entre ciel et terre

Travailler dans une nacelle perchée à quelque 60 pieds dans les airs dans des conditions météorologiques extrêmes fait partie du quotidien des monteurs de lignes. Hydro Ottawa a fait découvrir les coulisses du métier dans le cadre de la campagne de sensibilisation visant à promouvoir la création d’une Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes.

Pluie, neige, verglas, vents violents, chaleur extrême ou froid sibérien, les 160 monteurs de lignes d’Hydro Ottawa sont habitués à conjuguer avec les caprices de Dame Nature.

« C’est tout le temps différent, on ne sait jamais ce qui va arriver. Il y a tout le temps des défis et la température en est un gros », confie Patrick Brisson, qui exerce ce métier depuis sept ans.

Ces professionnels construisent et entretiennent des lignes électriques afin que les citoyens soient branchés au réseau. Lors des phénomènes météorologiques extrêmes, comme les tornades qui ont balayé la région le 21 septembre dernier, les travailleurs sont à pied d’œuvre dans des conditions à risque élevés pour remettre le réseau en marche.

« J’ai travaillé le vendredi soir et toute la fin de semaine et les jours qui ont suivi. C’est quelque chose de voir la destruction des maisons, les arbres et les toits qui ont été détruits par le vent. On voyait ça d’un bout à l’autre de la ville. C’est décevant pour les gens », se souvient M. Brisson qui a travaillé dans le secteur du chemin Greenbank.

Patrick Brisson d'Hydro Ottawa

Travailler dans l’ombre
Les monteurs de lignes travaillent souvent dans l’ombre et peuvent être mal perçus par la population, reconnaît Patrick Brisson

« Les gens ne comprennent pas ce qu’on fait, affirme-t-il. Le prix de l’hydro est un gros facteur qui fait que les gens ne nous aiment pas. C’est malheureux parce qu’on n’a aucun contrôle là-dessus. Ce n’est pas comme si ça ne nous coûte rien chez nous. »

Malgré tout, il assure adorer son travail et y trouve beaucoup de satisfaction quand il peut venir en aide aux gens en détresse.

« Quand les gens sont mal pris, c’est le fun de pouvoir les aider. Les gens sont bien accueillants et on l’a vu dans les dernières semaines », raconte-t-il.

Reconnaître les risques du travail
Hydro Ottawa ajoute sa voix à l’Association canadienne de l’électricité (ACÉ) et réclame la création d’une Journée nationale de reconnaissance des monteurs de lignes. L’ACÉ a demandé au gouvernement fédéral de désigner le 10 juillet à cet effet. Une pétition est en ligne sur le site internet de la Chambre des communes.

Pluie, neige, verglas, vents violents, chaleur extrême ou froid sibérien, les 160 monteurs de lignes d’Hydro Ottawa sont habitués à conjuguer avec les caprices de Dame Nature.

« Ces femmes et ces hommes courageux risquent souvent leurs vies pour faire leur travail, assurer notre sécurité et maintenir l’approvisionnement en électricité, un aspect essentiel dans notre vie et notre économie », soutient Sergio Marche, président-directeur général de l’ACÉ.

Les États-Unis célèbrent la Journée d’appréciation des monteurs de lignes le 10 juillet également.