Karina Janveau a été assassinée en 1999.

Toujours pas d’aide psychologique pour la famille de Karina Janveau

Le frère de Karina Janveau, cette jeune femme assassinée par son conjoint en 1999, dénonce le manque d’aide pour la famille de la victime, alors que le meurtrier, devenu une femme, a bénéficié de l’aide de l’État pour compléter sa transformation, avant d’obtenir sa libération conditionnelle, en février dernier.

Sylvain Janveau a appris avec désarroi les circonstances entourant la libération de Khaled Farhan, aujourd’hui devenue une femme du nom de Zahra Farhan.

Lorsqu’elle était un homme, Zahra Farhan a tué et découpé le corps de Karina Janveau après l’avoir tuée, à Gatineau, à l’été 1999.

En détention, elle a obtenu les services de l’État pour sa transformation.

Aussi devenue malvoyante pendant sa détention, Mme Farhan a demandé d’avoir accès à un chien-guide.

« Le gouvernement paie pour tout cela, et nous, la famille, n’avons jamais eu d’aide psychologique ou financière pour nous aider à passer au travers », insiste M. Janveau.

« Injustice »

L’écart entre les services en détention et ceux réclamés par la famille de la victime « est un manque de justice et d’un manque de respect », lance-t-il.

Sylvain Janveau n’a jamais fait son deuil de cette mort atroce, survenue le 31 juillet 1999, dans l’appartement de sa sœur, sur le chemin de la Savane, dans le secteur Gatineau.

Les parties du corps démembré ont été retrouvées quatre jours plus tard, dans un conteneur à déchets, et sur le bord de la voie ferrée longeant le boulevard Maloney.

Comble de malheur, l’autre sœur de Sylvain Janveau, la sergente Guylaine Larose, était l’une des policières à surveiller la scène de crime.

La sergente Larose a appris, deux jours après la macabre découverte, que les restes étaient ceux de sa sœur.

Envahie par le malheur, la policière s’est enlevé la vie avec son ancienne arme de service, en septembre 2002.

Ces deux décès attristent toujours autant M. Janveau et ses proches.

« Puis, après 20 ans, on apprend la nouvelle de la libération (de Mme Farhan) dans les médias. La Commission des libérations conditionnelles ne nous a jamais avertis. On ne sait même pas où elle habite, maintenant, cette personne-là. Je pourrais tomber sur elle par hasard à l’épicerie. »