Le Xanax préoccupe les autorités sanitaires et policières parce qu’il est vendu sur le marché noir.
Le Xanax préoccupe les autorités sanitaires et policières parce qu’il est vendu sur le marché noir.

Tentative de meurtre entre amis

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Une envie incontrôlable de Xanax, un puissant médicament contre l’anxiété, serait à l’origine d’une chicane qui s’est transformée en tentative de meurtre entre deux amis, à Aylmer.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) croit avoir élucidé une violente agression au couteau survenue au début du mois d’août, sur le chemin Allen et au parc portant le même nom.

Tout aurait commencé le soir du 31 juillet, jour d’anniversaire du suspect Sébastien Châtelain.

La nuit du 31 au 1er août aurait été marquée par la consommation de cannabis et de méthamphétamine. La fête aurait duré jusqu’à 6h, le 1er août.

La sergente-détective Christine Houle-Laporte, du SPVG, a raconté les événements au tribunal, mercredi, lors de l’enquête sur la remise en liberté du prévenu.

Le suspect n’aurait cessé de réclamer un sac à dos contenant quelque 200$ que son ami refusait de lui remettre, l’empêchant ainsi de récupérer l’argent pour se procurer du Xanax.

Le Xanax préoccupe les autorités sanitaires et policières parce qu’il est vendu sur le marché noir. Le médicament servant à traiter l’anxiété fait des ravages chez les consommateurs et toxicomanes, provoquant le même phénomène de surdoses et de décès provoqués par le fentanyl.

C’est en fin d’après-midi, le 1er août, que Sébastien Châtelain aurait décidé de passer à l'acte.

Incapable de convaincre son ami, il se serait rendu chez lui pour y récupérer un couteau de cuisine. Il est revenu au parc Allen pour sommer son ami de lui remettre son sac. L’ami a refusé et l’empoignade a débuté.

L’action s’est déroulée au parc Allen, puis sur le chemin Allen, devant trois témoins. La victime a été poignardée à plusieurs reprises.

La lame a été découverte dans un fossé et le manche, dans la rue.

Mercredi, le prévenu a avoué qu’il avait un problème de consommation, et qu’il devait suivre une thérapie. M. Châtelain éprouve aussi des problèmes de santé mentale. Lorsqu’il est intoxiqué, dit-il, il peut croire que les gens «sont dans sa tête».

Ayant grandi dans une bonne famille, l’homme de 29 ans a souvent fait peur aux siens, avec sa consommation et sa violence impulsive. Sa mère a dit à la juge Alexandra Marcil qu’elle voulait aider son fils à s’en sortir.

La magistrate doit déterminer sous peu si l’accusé pourra sortir de prison en attendant son procès, à condition de se soumettre à une thérapie en milieu fermé. L’affaire a été remise à une date ultérieure.