Derek Trépanier a reçu une sentence de neuf jours de prison, pour le seul dossier de menaces.

Sur les sentiers du pénitencier

Un ex-gardien de prison de Gatineau, déjà accusé de corruption, s’est mis dans l’eau chaude deux fois plutôt qu’une, pour une histoire de jalousie impliquant les Blue Jays de Toronto.

Libéré sous conditions après son arrestation pour corruption et possession de drogue, en septembre 2017, Derek Trépanier s’était engagé à garder une bonne conduite.

Or, l’ex-agent de la paix a été arrêté à nouveau, le 14 mai, pour menaces de mort envers son ex-conjointe.

Il a plaidé coupable, mardi, à cette récente accusation.

M. Trépanier a reçu une sentence de neuf jours de prison, pour le seul dossier de menaces. Le juge Richard Laflamme a entériné la proposition commune de l’avocat de la défense, Me Denis Labelle, et de la procureure de la Courone, Me Marie-Claude Daoust.

Selon les faits reconnus par les deux parties, M. Trépaner n’a pas apprécié la photo partagée par son ex, sur Facebook, la montrant avec son nouveau conjoint, à un match des Blus Jays, à Toronto.

Il lui a écrit un message texte inquiétant.

« Ah ouin ? Les Blues Jays ? », commence par écrire M. Trépanier.

Selon la preuve, ce dernier avait toujours voulu l’amener à un match de baseball, à Toronto, pendant leur union. « Mais elle ne voulait pas », a précisé Me Daoust.

Dans le même échange, la frustration de l’accusé a monté d’un cran. « Je suis mieux de ne pas te voir au gym, poursuit-il, en anglais. Je vais te tuer cr… (I’ll f...ing kill you). »

La femme a répondu : « Tu vas me tuer ? », ce à quoi son ex a répondu par un émoji représentant un doigt d’honneur.

M. Trépanier est sorti dans la même journée, mardi, ayant déjà purgé la durée sa peine.

Corruption

Par ailleurs, Le Droit a appris que Derek Trépanier entend plaider coupable dans son dossier de corruption, vendredi. Il reprendra le sentier des cellules, cette fois vers un pénitencier fédéral, où les peines à purger sont de plus de deux ans.

Derek Trépanier bénéficiait d’une protection spéciale, à la prison de Gatineau, son ancien lieu de travail. Les agents correctionnels ne sont évidemment pas les préférés de la population carcérale.

Deux cadres des services correctionnels - des « chemises blanches » - accompagnent M. Trépanier dans le box des accusés.

L’homme de 35 ans a été arrêté une première fois en septembre dernier, à la guérite du centre de détention du secteur Hull.

La SQ l’accuse de possession de drogue et de biens criminellement obtenus, et d’abus de confiance. Le chef le plus grave est toutefois celui de corruption de fonctionnaire, qui est passible d’une peine maximale de 14 ans de prison.

La Sûreté du Québec a saisi du haschich, du cannabis, de la méthamphétamine, de la codéine, des téléphones cellulaires, et du tabac de contrebande.

Il semble que l’agent correctionnel faisait entrer la cargaison au sein même de la prison, au profit de certains détenus.

Un homme et une femme sont accusés de corruption ou de tentative de corruption d’un agent correctionnel. Il s’agit d’Éric Chénier, 39 ans, et d’Andréanne Pelletier-Gauthier, 22 ans.