Sofiane Ghazi

Sofiane Ghazi, qui aurait poignardé sa femme enceinte, aura de l’aide juridique

MONTRÉAL — Le Montréalais qui a plaidé coupable d’avoir poignardé mortellement son enfant à naître pourra compter sur une avocate de l’aide juridique dans sa tentative de retirer finalement sa reconnaissance de culpabilité.

De retour devant le tribunal mardi, Sofiane Ghazi a déclaré qu’il n’avait pas été en mesure de trouver un avocat. Le juge Jean-François Buffoni, de la Cour supérieure du Québec, a donc demandé au bureau d’aide juridique d’agir comme «ami de la cour» pour assister l’accusé.

M. Ghazi, âgé de 39 ans, était à l’origine accusé du meurtre au premier degré de son bébé et de tentative de meurtre de sa femme. Mais au deuxième jour de son procès devant jury, le 5 septembre, il a soudainement plaidé coupable à des accusations réduites de meurtre au deuxième degré du bébé et de voies de fait graves contre sa femme.

La dame avait survécu aux coups de fourchette à viande assénés dans son ventre, le 24 juillet 2017, mais le bébé, né à l’hôpital par une césarienne d’urgence, a succombé à ses blessures après avoir vécu pendant plusieurs minutes.

Moins de deux semaines après avoir plaidé coupable aux accusations réduites, lorsqu’est venu le moment d’entendre les observations sur la peine, M. Ghazi a renvoyé ses avocats et déclaré au tribunal qu’il souhaitait finalement retirer sa reconnaissance de culpabilité.

Mardi, une avocate de l’aide juridique a indiqué au tribunal qu’elle étudierait le dossier et informerait la cour de ce qu’elle entendait faire lors de la prochaine audience, le 24 octobre.

Dans un exposé conjoint des faits, M. Ghazi a admis qu’il avait frappé sa femme enceinte 19 fois avec une fourchette à viande - 12 fois du côté gauche du ventre et sept fois au haut de la cuisse. Neuf blessures ont été infligées au bébé dans le ventre de sa mère, ont constaté les médecins après la naissance.

Le meurtre au deuxième degré est passible d’une peine automatique d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.